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Pistorius: une voisine témoigne de "cris terribles" de femme le matin du meurtre

03/03/2014 05:31 EST | Actualisé 03/05/2014 05:12 EDT

Une voisine appelée à témoigner au procès d'Oscar Pistorius lundi a affirmé avoir entendu une femme hurler et appeler au secours à l'heure où le champion paralympique a abattu sa compagne dans la nuit du 14 février 2013.

"Juste après trois heures (du matin), j'ai été réveillée par de terribles cris d'une femme. (...) Elle appelait au secours", a témoigné Michelle Burger.

Mme Burger a affirmé que son mari avait alors appelé la compagnie de sécurité de sa propriété: "Il a expliqué que des gens dans la propriété à côté étaient attaqués et que quelqu'un devait aller vérifier."

Puis, selon elle, il a raccroché le téléphone car la compagnie à laquelle il s'adressait n'était pas responsable de la sécurité dans le domaine des Pistorius.

"J'ai entendu de nouveau des cris. C'était pire qu'avant. Elle était très effrayée. (...) J'ai su que quelque chose de terrible allait arriver", a-t-elle poursuivi, s'exprimant en afrikaans.

Elle dit ensuite avoir entendu quatre coups de feu. Ce qui correspond au nombre de coups de feu tirés par Oscar Pistorius à travers la porte fermée de ses toilettes.

"Il y a eu une pause plus longue entre le premier coup de feu et le deuxième, qu'entre le deuxième et les troisième et quatrième", a encore témoigné Mme Burger, avant d'être soumise à un contre-interrogatoire et rudoyée par l'avocat d'Oscar Pistorius.

Il a mis en doute son témoignage et insisté longuement pour savoir pourquoi elle était aussi certaine d'avoir entendu quatre coups de feu, contrairement à son mari qui doit témoigner ultérieurement et n'est pas sûr du nombre de tirs entendus.

Cherchant visiblement à déstabiliser le témoin, l'avocat l'a longuement questionnée pour savoir si les cris qu'elle avait entendus coïncidaient avec les coups de feu. Elle dit avoir entendu un dernier cri "faiblissant", après le dernier coup.

"Vous n'êtes pas sûre et maintenant ce que vous êtes en train de faire, c'est que vous adaptez, vous spéculez, vous essayer de combler les vides (...) et je vais montrer que votre déposition contredit ce que vous dîtes à la cour", a asséné l'avocat.

Mme Burger a expliqué que les événements de cette soirée avaient été "extrêmement traumatisants" pour elle.

"La peur dans la voix de cette femme est difficile à décrire à la cour. (...) J'ai entendu la terreur dans la voix de cette femme", a-t-elle insisté.

"J'étais persuadée qu'il y avait une attaque dans la maison par des cambrioleurs, il n'y avait pas de doute dans mon esprit à cause de la peur dans cette voix de femme (...) ces cris, ces hurlements, étaient pétrifiants", a-t-elle dit.

"On ne crie comme ça que quand votre vie est menacée", a ajouté le témoin.

Oscar Pistorius soutient qu'il a tiré sur sa petite amie Reeva Steenkamp par méprise, entendant du bruit dans les toilettes et croyant qu'un cambrioleur s'y était introduit par la fenêtre.

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