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Obama presse les Israéliens à faire des compromis avec les Palestiniens

03/03/2014 01:51 EST | Actualisé 02/05/2014 05:12 EDT

Le président américain Barack Obama demande au premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou de prendre des décisions « difficiles » pour atteindre un accord de paix avec la Palestine.

M. Obama a fait cette déclaration lundi, lors d'une rencontre avec le premier ministre Nétanyahou, de passage à Washington. Le président Obama croit toujours qu'une entente entre les deux parties est possible. Il a reconnu que c'était un processus difficile étant donné que les deux États doivent consentir à faire des compromis considérables.

M. Nétanyahou a répondu que les Palestiniens n'avaient pas assez fait de compromis dans les négociations de paix. Il a rappelé que les Israéliens voulaient qu'il résiste aux pressions des acteurs internationaux pour ne pas trop céder de terrain. Il a d'ailleurs exhorté les Palestiniens à reconnaître l'État israélien. 

Le président américain a tenu à rassurer le premier ministre israélien sur le dossier des armes nucléaires en Iran. Il a indiqué que Washington travaillait toujours à freiner le développement des armes nucléaires dans ce pays. 

De longues négociations 

Interrompus depuis près de trois ans, les pourparlers ont repris en juillet dernier sous la gouverne du secrétaire d'État américain, John Kerry. Les parties tentent de mettre la touche finale à un accord-cadre sur les questions de « statut final », soit les frontières, les colonies, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens. La date-butoir pour la conclusion d'un accord a été fixée au 29 avril prochain.

Israël-Palestine, les racines d'un conflit. Consultez notre dossier.

Or, les efforts de M. Kerry ne semblent pas porter fruit jusqu'à présent. Il a déjà laissé entendre que les discussions devraient, de toute évidence, se poursuivre au-delà de cette date.

Il a ajouté que si Israël continue la colonisation en Cisjordanie, Washington ne pourra bientôt plus protéger son allié des conséquences internationales, sans toutefois donner d'exemple de ces propos.

Ensuite, Abbas

Le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, doit également se rendre à Washington au courant du mois.

En entrevue à l'agence de presse Bloomberg, le président Obama a rappelé que les États-Unis et la communauté internationale comptaient autant sur l'État hébreu que sur l'Autorité palestinienne pour trouver un compromis.

« Si les Palestiniens arrivent à la conclusion qu'un État palestinien souverain et contigu n'est plus possible, alors notre capacité à gérer les conséquences internationales sera limitée », a-t-il prévenu.

Cette déclaration fait référence à l'hostilité manifestée par les Palestiniens quant à un accord-cadre qui inclurait « l'exigence d'une reconnaissance de la judéité de l'État d'Israël comme État-nation juif ».

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