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La Crimée "était, est et reste territoire ukrainien" (Iatseniouk)

03/03/2014 03:30 EST | Actualisé 03/05/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a dénoncé l'"agression" dont son pays est victime de la part des Russes et répété que la Crimée restait un territoire ukrainien, dans un entretien au quotidien allemand Bild de mardi.

"Nos voisins russes ont commis une agression injustifiée sur notre territoire national sans raison (mais) la république autonome de Crimée était, est et reste un territoire ukrainien", a déclaré M. Iasteniouk au journal le plus lu d'Europe.

Les efforts diplomatiques pour faire pression sur la Russie se sont intensifiés lundi, alors que Kiev accuse Moscou de continuer à faire arriver massivement des militaires en Crimée, avec l'atterrissage en 24 heures de dix hélicoptères de combat et de huit avions de transport.

Kiev a également accusé lundi Moscou d'avoir émis un ultimatum exigeant que les militaires ukrainiens se rendent sous peine d'être attaqués, une information démentie peu après par les Russes.

L'Union européenne, dont les dirigeants se réuniront jeudi à Bruxelles en sommet extraordinaire, a pour sa part menacé de remettre en cause ses relations avec la Russie en l'absence de "désescalade".

La chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton doit rencontrer mardi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avant de se rendre à Kiev mercredi, a indiqué sa porte-parole.

Selon des sources diplomatiques, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a rencontré lundi soir M. Lavrov en tête-à-tête à Genève. M. Steinmeier doit également rencontrer à Genève le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-Moon, ainsi que le président en exercice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le président suisse Didier Burkhalter, mardi.

Selon Washington, Moscou a désormais un "contrôle opérationnel complet" sur la Crimée. Lundi, toutes les bases militaires ukrainiennes étaient encerclées par des soldats non identifiés agissant pour le compte des autorités pro-russes, selon le ministère ukrainien de la Défense.

Dans son entretien à Bild, M. Iatseniouk mise sur une médiation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et sur l'aide de l'Onu pour arriver à une solution pacifique de ce conflit.

"Nous avons entamé des discussions multilatérales, car la Russie a refusé de mener des discussions à deux. Nous utiliserons tous les mécanismes de droit international pour résoudre ce problème. Je ne veux pas que la Crimée devienne la nouvelle Abkhazie", a-t-il poursuivi, en référence à cette province de Géorgie que la Russie a aidé à faire sécession.

hap/mr

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