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Clavardage sexiste et dégradant : des étudiants de l'Université d'Ottawa au cour d'une controverse

03/03/2014 08:41 EST | Actualisé 03/05/2014 05:12 EDT

La présidente de la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa (FEUO) dénonce une séance de clavardage où quatre de ses collègues ont tenu des propos sexistes et dégradants à son endroit.

La conversation privée sur Facebook a été rendue publique sur un blogue et depuis, les réactions fusent de toutes parts.

Anne-Marie Roy affirme qu'elle a reçu une copie de la conversation le 10 février dernier, dans un courriel anonyme.

Les propos qu'elle contient sont inquiétants, les étudiants y font des blagues à connotation violente. Quatre des cinq étudiants impliqués dans cette histoire siégeaient avec elle à la Fédération étudiante.

L'Université d'Ottawa s'est dite consternée par la situation.

Le recteur, Allan Rock, estime que ce genre de commentaires sur les femmes et les agressions sexuelles n'a nullement sa place sur un campus moderne, ni nulle part ailleurs dans la société canadienne.

Le chef de la police d'Ottawa, Charles Bordeleau, a abondé dans le même sens sur son compte Twitter.

Les cinq étudiants ont envoyé un courriel d'excuses à Anne-Marie Roy. Ils ont reconnu que leurs propos étaient inappropriés.

Aussi, les quatre qui occupaient un siège au sein du conseil de la FEUO ont démissionné de leur poste.

Finalement, Anne-Marie Roy a tenu à préciser que ces derniers ont laissé tomber leur démarche visant à entamer des procédures judiciaires contre elle.

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