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Bahreïn: trois policiers tués par une bombe (Intérieur)

03/03/2014 11:18 EST | Actualisé 03/05/2014 05:12 EDT

Trois policiers ont été tués lundi par l'explosion d'une bombe à Bahreïn, lors de heurts entre les forces de sécurité et des "émeutiers" dans un village chiite près de Manama, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

"Trois policiers sont morts dans une explosion terroriste à Daih, où la police dispersait des émeutiers", a indiqué le ministère sur son compte Twitter. Un précédent tweet faisait état de la dispersion "d'un groupe de malfrats qui a dévié d'un cortège funéraire pour manifester".

Dimanche, un policier avait été blessé par une explosion dans un village chiite proche de Manama où des manifestants avaient bloqué des rues.

L'opposition chiite a rapidement condamné l'attaque, soulignant la nature "pacifique" de ses actions politiques.

Des témoins ont entendu une explosion pendant les heurts entre les manifestants et la police, qui a tiré des gaz lacrymogènes et des chevrotines pour disperser le groupe.

Six groupes d'opposition, emmenés par la principale formation chiite Al-Wefaq, ont dit "regretter qu'il y ait des victimes, peu importe leur camp, dont des forces de l'ordre". "Le caractère sacré du sang s'applique à tous les êtres humains", a insisté l'opposition dans un communiqué.

Elle a appelé ses partisans à "adhérer aux moyens pacifiques, et à condamner les actes criminels revendiqués par les soit-disant Brigades al-Ashtar ou (brigades de) la Résistance, ou tout autre parti revendiquant des attentats à la bombe ou des violences".

Les Brigades al-Ashtar auraient revendiqué des attentats à la bombe dans le royaume, dont un devant une mosquée sunnite en juillet.

Petit royaume du Golfe dirigé par une dynastie sunnite, Bahreïn est secoué par une vague de violences depuis le lancement en février 2011 d'un mouvement de contestation animé par la majorité chiite, qui réclame une véritable monarchie constitutionnelle.

Face à la poursuite de ce mouvement, le pouvoir a alourdi l'an dernier les peines pour les auteurs de violences et introduit la peine de mort ou la prison à perpétuité en cas de morts ou de blessés.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), au moins 89 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation.

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