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Nucléaire iranien: laisser une chance aux négociations (Lew)

02/03/2014 07:10 EST | Actualisé 02/05/2014 05:12 EDT

Le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew, a appelé dimanche à laisser une chance aux négociations sur le nucléaire iranien, assurant toutefois qu'aucun accord ne serait conclu sans garanties sur la sécurité d'Israël.

"Il est d'une importance critique de donner une chance de succès à des négociations" et "de réserver la force comme dernière option", a indiqué M. Lew, lors d'un discours qu'il devait prononcer lors de la conférence annuelle du principal groupe de pression américain pro-israélien AIPAC.

"Avant que nous acceptions un accord complet, l'Iran devra fournir de véritables preuves que son programme nucléaire (...) est et restera exclusivement pacifique. Cet accord ne sera acceptable que si l'Iran ne peut pas menacer Israël, ou tout autre nation, avec une arme nucléaire", a-t-il néanmoins assuré.

La conférence de l'AIPAC s'ouvrait dimanche et dure jusqu'à mardi. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu y est attendu. Ce dernier s'est récemment dit "inquiet" de la tournure des négociations entre les grandes puissances et l'Iran, qui ont trouvé un accord de six mois pour faire en partie revenir en arrière le programme nucléaire iranien en échange d'un allégement limité des sanctions contre l'Iran.

"Cet allègement ne permettra pas à l'économie iranienne de se remettre des profonds dommages économiques infligés par le programme de sanctions", a assuré M. Lew dimanche.

Il a relevé que l'accord provisoire permettait à l'Iran d'accéder à seulement 4,2 milliards de dollars sur un total d'une centaine de milliards de dollars de fonds bloqués dans des banques étrangères, et que les autres mesures, levant par exemple en partie des sanctions sur les exportations de plastique et les importations de pièces automobiles, "se montent à moins de 2 milliards de dollars".

"La vaste majorité de nos sanctions restent fermement en place", en particulier les sanctions pétrolières et financières, et cela pousse l'Iran à négocier, a-t-il fait valoir.

Dans ce contexte, "nous n'avons pas besoin de nouvelles sanctions maintenant" et "décider de nouvelles sanctions maintenant pourrait faire dérailler les négociations en cours", a-t-il averti.

En revanche, "si ces discussions échouent, nous serons les premiers à rechercher des sanctions encore plus dures".

soe/ob

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