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Espagne - 26e journée: Ronaldo sauve le Real, match nul dans le derby

02/03/2014 01:07 EST | Actualisé 02/05/2014 05:12 EDT

Une frappe salvatrice de Cristiano Ronaldo a permis au Real Madrid, longtemps bousculé sur la pelouse de l'Atletico, d'arracher sur le fil un match nul 2-2 et de sauver sa place de leader du Championnat d'Espagne dimanche lors de la 26e journée.

La "Maison blanche" est toujours invaincue en 2014. Mais dans un match intense et haletant, l'"Atleti" l'a menacée pendant 82 minutes avec un engagement de chaque instant, un appétit de morts de faim et deux buts splendides de Koke (28) et du capitaine Gabi (45+1).

Le Real, qui avait ouvert le score sur un but de renard de Karim Benzema (3), a failli sombrer dans le bouillonnant stade Vicente Calderon avant que Ronaldo, à l'entrée de la surface, ne remette les siens dans le sens de la marche (82).

Au classement, le club merengue reste en tête avec 64 points, mais le FC Barcelone, troisième à quatre longueurs, peut réduire l'écart à un petit point en cas de succès en soirée devant Almeria (20h00 GMT).

Qui aurait dit que ce Real-là, époustouflant en Ligue des champions contre Schalke 04 (6-1), prendrait l'eau à ce point ?

Dès la troisième minute, les hommes de Carlo Ancelotti avaient pourtant pris l'avantage sur un corner en deux temps repris à bout portant par Benzema, seul au second poteau pour son 15e but en Liga cette saison.

Ce qui aurait assommé plus d'une équipe a déchaîné l'Atleti, plus agressif, plus tranchant au milieu, devant un Real qui, peu à peu, s'est mis à reculer.

- Ronaldo soulage le Real -

Et le stade Vicente Calderon s'est chargé d'accentuer la révolte en poussant une bronca monumentale lors d'une intervention extrêmement litigieuse de Sergio Ramos sur Diego Costa qui s'échappait dans la surface (10).

Ce penalty oublié a électrisé l'atmosphère et haché le match. Le Real aurait pu (dû ?) plier la rencontre à ce moment-là, profitant des espaces qui s'ouvraient, mais une volée de Benzema a trouvé les gants de Thibaut Courtois (23), également présent sur un ballon qui traînait dans ses six mètres (24).

Et l'engagement "colchonero" a finalement payé lorsque le jeune Koke, esseulé dans la surface, a fusillé Diego Lopez et libéré le stade d'une impeccable frappe croisée (28).

Après quoi, le Real a commencé à prendre la marée. A la 43e, Diego Lopez a gagné son duel devant l'intenable Costa mais l'eau s'engouffrait dans la défense merengue, contrainte de se dégager en catastrophe.

C'est sur un coup franc apparemment anodin et joué en retrait que le tonnerre a frappé: Gabi a armé une frappe de plus de 35 mètres qui est allé se loger sous la barre du gardien madrilène, impuissant (45+1).

La seconde période a déroulé le même scénario, avec une équipe de l'Atletico transcendée, multipliant les occasions et se mordant les doigts lorsque Diego Costa, seul face au gardien, croisait trop sa frappe (51). L'entraîneur adjoint de l'"Atleti", German Burgos, a même été expulsé pour s'en être pris à l'arbitre.

Méconnaissable, le Real dispose pourtant d'un joueur deux fois Ballon d'Or et capable, d'un coup de canon, d'éviter la déroute.

L'équipe merengue poussait et Cristiano Ronaldo, peu en vue jusque-là avec deux coups francs expédiés dans le mur (55, 71), a alors hérité d'un ballon à l'entrée de la surface, qu'il a catapulté au fond au grand soulagement du camp merengue (82).

A trois semaines du clasico Real-Barça, la "Maison blanche" est passée tout près du gouffre. Et avec un Atletico toujours à trois points, tout reste ouvert au sommet de la Liga.

jed/cle

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