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Centrafrique: "les choses se sont énormément améliorées", selon la présidente de transition

02/03/2014 09:05 EST | Actualisé 02/05/2014 05:12 EDT

La présidente de transition de Centrafrique, Catherine Samba Panza, a estimé dimanche que la situation s'était "énormément améliorée" depuis sa prise de fonction il y a un mois, lors d'un entretien sur TV5 Monde et RFI.

"Quand je suis arrivée à la tête de l'Etat il y avait une crainte d'un embrasement général, d'une guerre civile", a rappelé M. Samba Panza selon qui "les choses se sont énormément améliorées" depuis fin janvier.

"L'insécurité qu'il y a à Bangui depuis pratiquement un an et demi ne peut pas se résorber du jour au lendemain (...) il y a toujours des pics de violences mais les choses s'améliorent", a-t-elle ajouté.

La présidente a jugé "insuffisants" les effectifs actuels des forces françaises de l'opération Sangaris (2.000 hommes) et africaine Misca (5.700) face aux difficultés rencontrées sur le terrain, demandant à nouveau le déploiement d'une opération de maintien de la paix onusienne forte d'environ "10.000 hommes".

Interrogée sur le calendrier de la transition, qui doit s'achever en février 2015, elle a expliqué que "nous devons faire en sorte d'organiser des élections crédibles, libres, transparentes (...) il est possible que cela soit tenu à condition que nous soyons accompagnés".

"L'Etat n'a plus de présence à l'intérieur du pays, l'autorité de l'Etat n'existe pratiquement plus. Il faut réhabiliter l'administration, il faut (...) réhabiliter les mairies pour que l'état civil puisse reprendre, le recensement doit se faire avec la contribution des préfectures, des sous-préfectures, des mairies, c'est des structures qui n'existent plus", a reconnu Mme Samba Panza, soulignant que les fonctionnaires n'ont plus été payés "depuis cinq mois".

La présidente a par ailleurs réaffirmé sa volonté de "lutter contre l'impunité" des auteurs de pillages et d'exactions, tout en soulignant l'"état de délitement complet" dans lequel se trouve la justice centrafricaine.

"A l'intérieur du pays nous n'avons plus de magistrats, ils sont tous à Bangui pour des raisons de sécurité. Il n'y a plus de prison, les brigades de gendarmerie n'existent pratiquement plus, les commissariats de police (...) ont tous pratiquement disparu", a-t-elle énuméré pour rappeler l'ampleur de la tâche qui attend l'Etat centrafricain.

cl/jlb

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