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Ukraine: il est temps pour la Russie de cesser son intervention (ambassadrice américaine à l'ONU)

01/03/2014 04:58 EST | Actualisé 01/05/2014 05:12 EDT

"Il est temps pour la Russie de mettre fin à son intervention" en Ukraine, a affirmé samedi l'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power, lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies.

"Les actions de la Russie en Ukraine violent la souveraineté de l'Ukraine et menacent la paix et la sécurité", a-t-elle ajouté en réclamant l'envoi "d'observateurs internationaux" en Ukraine "pour faire baisser la tension".

Elle a suggéré que ces observateurs viennent notamment de l'ONU et de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) dont l'Ukraine et la Russie sont membres. Elle a aussi répété sa demande d'envoi d'une mission internationale de médiation en Crimée.

"L'armée russe doit se retirer, les aspirations du peuple ukrainien doivent être respectées et le dialogue politique doit pouvoir continuer", a ajouté Mme Power.

Elle s'exprimait après un vibrant appel lancé devant le Conseil par l'ambassadeur ukrainien Iouri Sergueyev.

Il a exhorté le Conseil à arrêter "l'agression" de la Russie en Crimée et a accusé Moscou d'avoir "brutalement violé" la charte des Nations unies. "Nous appelons le Conseil de sécurité à faire tout ce qui est en son pouvoir pour arrêter l'agression de la Fédération russe en Ukraine. Il y a encore une chance", a-t-il déclaré.

Soulignant que les renforts militaires russes en Crimée "sont déjà là et augmentent d'heure en heure", il a demandé "à tous les pays membres de l'ONU de faire preuve de solidarité envers la nation ukrainienne".

L'ambassadeur russe Vitali Tchourkine a rejeté les accusations de Kiev et a réaffirmé que la solution à cette crise était "de revenir à l'accord du 25 février et d'établir un gouvernement d'unité nationale".

"Il faut se calmer (..) mais il semble que mon collègue ukrainien n'est pas de cet avis", a-t-il ajouté. Il a souligné également que le président russe Vladimir Poutine "n'avait pas encore pris de décision sur l'utilisation des forces armées" en Ukraine.

L'ambassadeur français Gérard Araud a souligné pour sa part qu'il ne s'agissait pas "de demander à l'Ukraine de choisir entre l'Est et l'Ouest". La France, a-t-il dit, prône "une solution politique qui prenne en compte les intérêts du peuple ukrainien" et l'intégrité territoriale de l'Ukraine mais aussi les "préoccupations légitimes" de Moscou.

Après cette séance publique, les ambassadeurs des 25 pays du Conseil ont entamé des consultations informelles à huis clos.

avz/chv

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