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Ryad accuse Moscou de perpétuer le conflit en Syrie

01/03/2014 03:18 EST | Actualisé 30/04/2014 05:12 EDT

L'Arabie saoudite a accusé la Russie de "perpétuer la crise syrienne pour la troisième année consécutive", en réaction à une mise en garde de Moscou contre la livraison d'armes pakistanaises par Ryad aux rebelles syriens.

"Il est étonnant de constater la poursuite du soutien de la Russie au régime criminel de Syrie et son rejet de toute solution politique proposée par le Conseil de sécurité" de l'ONU, a déclaré, dans la nuit de vendredi à samedi, un porte-parole du ministère saoudien des Affaires étrangères.

"Ce soutien n'a pas fait défaut au régime syrien même lorsque celui-ci a tenté de faire échouer la conférence de paix de Genève II et de la détourner de son objectif, celui d'établir un pouvoir intérimaire pour mettre fin à la crise syrienne", a ajouté le porte-parole, cité par l'agence officielle SPA.

"Ce soutien est la principale raison de la tyrannie du régime syrien et de la poursuite pour la troisième année consécutive de la crise syrienne, sans espoir de solution et sans espoir d'une fin proche de l'une des plus graves crises humanitaires de notre temps", a-t-il poursuivi.

Le porte-parole n'a pas directement évoqué la livraison d'armes pakistanaises aux rebelles syriens mais s'est déclaré "étonné des reproches de la Russie à l'Arabie saoudite pour son soutien au peuple syrien".

La Russie a mis en garde mardi l'Arabie saoudite contre une fourniture aux rebelles syriens d'armes antiaériennes et antichars pakistanaises, estimant qu'elle mettrait en péril la sécurité au Proche-Orient et au-delà.

Le ministère russe des Affaires étrangères s'est déclaré "profondément préoccupé" par les informations, de sources proches du dossier, selon lesquelles l'Arabie saoudite est en pourparlers avec le Pakistan pour se procurer des armes antiaériennes et antichars afin de les fournir aux rebelles syriens basés en Jordanie.

L'objectif est de renverser le rapport de forces au cours d'une offensive que mèneraient les rebelles contre le régime du président Bachar al-Assad au printemps, selon le ministère.

"Si ces armes sensibles tombent entre les mains des extrémistes et des terroristes qui ont afflué en Syrie, il y a une grande probabilité qu'elles soient utilisées loin des frontières de ce pays du Proche-Orient", a estimé le ministère.

La Russie est considérée comme le dernier allié important du pouvoir de Damas dans ce conflit qui a fait selon une ONG quelque 140.000 morts depuis mars 2011.

L'Arabie saoudite soutient en revanche les rebelles qui tentent de renverser la régime de Damas.

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