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Libération de cinq soldats iraniens enlevés et emmenés au Pakistan

01/03/2014 11:46 EST | Actualisé 01/05/2014 05:12 EDT

Cinq soldats iraniens enlevés début février par un groupe rebelle sunnite et emmenés au Pakistan ont été libérés, a annoncé le général Massoud Jazayeri, adjoint du chef de l'état-major des forces armées, cité par l'agence Fars.

"Les cinq soldats iraniens pris en otage et emmenés au Pakistan ont été libérés", a-t-il déclaré, ajoutant que "l'ensemble des organes sécuritaires et militaires du pays étaient impliqués" dans cette libération, dont il n'a pas précisé les conditions.

Un peu plus tôt dans la journée, les autorités pakistanaises avaient annoncé avoir "secouru" onze étrangers, dont huit Iraniens, lors d'un raid dans la province du Baloutchistan (sud-ouest), près de la frontière avec l'Iran.

Des sources sécuritaires pakistanaises ont affirmé avoir mené ce raid dans l'espoir de récupérer les cinq garde-frontières iraniens enlevés dans l'est de l'Iran par le Jaish-ul Adl (Armée de la justice), mais les militaires iraniens ne faisaient pas parties des 11 otages libérés.

Ce groupe sunnite extrémiste local avait revendiqué début février l'enlèvement des militaires dans la région du Sistan-Balouchistan, et diffusé des photos des otages sur son site internet.

L'Iran avait alors protesté contre le Pakistan, demandant des mesures pour arrêter les activités de ce groupe, menaçant même d'intervenir en territoire pakistanais pour libérer ses militaires.

La province du Sistan Balouchistan comprend une importante minorité sunnite, dans un Iran à plus de 90% chiite.

Elle est régulièrement le théâtre d'actions armées sanglantes menées par des groupes sunnites extrémistes, mais aussi des trafiquants de drogue.

Jaish-ul Adl avait déjà revendiqué une attaque fin octobre contre un poste-frontière iranien près du Pakistan, qui avait fait 14 morts.

Quelques heures plus tard, huit rebelles sunnites et huit trafiquants de drogues avaient été pendus.

Un autre groupe sunnite, Jundallah (Sodats de Dieu), dont le dirigeant, Abdelmalek Righi, a été pendu en 2010, a également revendiqué plusieurs attentats contre des officiels et des civils iraniens au Sistan Balouchistan.

sgh/cbo

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