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Le CNRI (opposition en exil) dénonce la "misogynie" du pouvoir iranien

01/03/2014 10:18 EST | Actualisé 01/05/2014 05:12 EDT

Le Conseil national de la Résistance d'Iran (opposition en exil) a dénoncé la "misogynie" du pouvoir à Téhéran et son rôle dans "la propagation de l'intégrisme islamiste", lors d'une conférence internationale samedi à Paris.

Cette manifestation, organisée une semaine avant la journée internationale des femmes, a rassemblé des personnalités du monde entier et des délégations de femmes iraniennes venues d'Europe et des Etats-Unis, en présence de Maryam Radjavi, présidente du CNRI, selon un communiqué.

Les oratrices ont dénoncé "le rôle du régime iranien dans la propagation de l'intégrisme islamique au Moyen-Orient et dans le monde" et appelé à "une politique de fermeté" de la communauté internationale, "non seulement dans les négociations nucléaires, mais pour sa misogynie sauvage et systémique, ses violations barbares des droits humains en Iran et son bellicisme qui a plongé la région dans un bain de sang", indique le communiqué.

Celui-ci souligne que "la misogynie est un des aspects principaux irréformables du fascisme au pouvoir en Iran, qui n'a fait que se renforcer ces trente dernières années. "La misogynie du régime est restée inchangée" depuis l'accession au pouvoir du président Hassan Rohani, ajoute-t-il.

Parmi les invitées figuraient Rita Süssmuth, ancienne présidente du Bundestag allemand, Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre française ou encore la franco-colombienne Ingrid Betancourt et plusieurs élues du Parlement européen.

Mme Edit Bauer, députée européenne slovaque (Parti de la coalition hongroise affiliée au Parti populaire européen) a ainsi estimé que "la question des droits de l'homme en Iran ne peut être ignorée dans les négociations avec le régime iranien", selon le communiqué. Elle a estimé que les Etats-Unis et l'ONU devraient garantir la protection des opposants iraniens dans le camp Liberty, y compris un millier de femmes de la résistance iranienne qui combattent face au régime intégriste au pouvoir en Iran", selon la même source.

Le camp Liberty d'Achraf, en Irak, où vivent 3000 membres de l'Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran affilié au CNRI, a été à plusieurs reprises l'objet d'attaques, la dernière le 26 décembre dernier par des roquettes qui ont tué quatre opposants iraniens et blessé 70 autres habitants, selon le CNRI.

Celui-ci appelle régulièrement l'ONU et le gouvernement américain à garantir la protection des habitants du camp.

nou/mr

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