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GB/Syrie: un ex-détenu de Guantanamo inculpé pour "délits de terrorisme"

01/03/2014 07:00 EST | Actualisé 01/05/2014 05:12 EDT

Un ancien détenu de Guantanamo, arrêté mardi au Royaume-Uni, a été inculpé pour des "délits de terrorisme liés à la Syrie" et placé samedi en détention provisoire après une brève comparution devant le tribunal de l'Old Bailey à Londres.

Moazzam Begg, un Britannique âgé de 45 ans poursuivi pour avoir suivi un entraînement terroriste et avoir financer le terrorisme à l'étranger, et Gerrie Tahari, une femme de 44 ans arrêtée également mardi et inculpée pour avoir facilité le terrorisme à l'étranger, ont nié les charges retenues contre eux et comparaitront à nouveau devant le tribunal londonien le 14 mars.

Il a été interpellé pour avoir "participé à un camp d'entraînement terroriste et avoir facilité le terrorisme à l'étranger", avait indiqué la police.

Deux autres hommes dont le fils de Gerrie Tahari, arrêtés au même moment, sont toujours en garde à vue.

A la mi-février, Moazzam Begg, qui reconnaît avoir brièvement combattu en Bosnie dans les années 90, a écrit sur un blog qu'il s'était rendu à deux reprises en Syrie en 2012 pour enquêter sur des actes présumés de torture commis par le régime du président Bachar al-Assad sur des personnes extradées des Etats-Unis et de Grande-Bretagne.

Revenu en Grande-Bretagne, il dit avoir rencontré des agents du MI5 pour évoquer les risques de radicalisation des jihadistes britanniques partis combattre en Syrie et la menace qu'ils pouvaient représenter à leur retour au Royaume-Uni.

Il a également indiqué sur ce blog que les autorités britanniques lui avaient récemment confisqué son passeport au retour d'un voyage en Afrique du Sud.

Résidant en Afghanistan en 2001 avec sa femme et ses trois enfants, Begg avait passé trois ans en détention. Il avait été arrêté en 2002 au Pakistan.

Accusé d'appartenir à la nébuleuse Al-Qaïda, il a été détenu près d'un an dans la prison de Bagram en Afghanistan, où il dit avoir été battu, et deux autres dans le camp américain de Guantanamo, avant d'être libéré en 2005, sans qu'aucune accusation ne soit retenue contre lui.

De retour en Grande-Bretagne, où il est né, il s'est fait le porte-parole des victimes de la "guerre contre le terrorisme".

Selon les dernières estimations officielles, quelque 400 personnes basées au Royaume-Uni se sont rendues ces deux dernières années en Syrie pour combattre, et environ la moitié d'entre elles sont rentrées depuis.

En janvier, 16 personnes soupçonnées de délits terroristes liés à la Syrie ont été arrêtées au Royaume-Uni, contre 24 pour l'ensemble de l'année 2013.

mc/ml

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