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Centrafrique: trois ex-rebelles tués dans une attaque à Bangui

01/03/2014 08:29 EST | Actualisé 01/05/2014 05:12 EDT

Trois anciens rebelles de la Séléka ont été tués par balle et un autre gravement blessé samedi à Bangui lors de l'attaque de leur taxi par des hommes en armes, a-t-on appris de sources concordantes.

"Il y eu trois morts ce (samedi) matin à Bangui au niveau du quartier Gobongo", dans le 4e arrondissement, ainsi qu'un blessé grave, a déclaré à l'AFP une source sécuritaire centrafricaine.

Selon cette source, les victimes circulaient à bord d'un taxi lorsque des tirs en provenance d'une autre voiture ont tué trois passagers et grièvement blessé le quatrième qui a été conduit à l'hôpital.

D'après le chauffeur du taxi, Cyriaque Mbolidi, qui n'a pas été touché, les victimes sont "des Séléka qui quittaient le camp RDOT", où ont été cantonnés la plupart des ex-rebelles à Bangui, pour se rendre au PK-5, un des derniers quartiers de Bangui où sont retranchés les musulmans, harcelés par les milices majoritairement chrétiennes anti-balaka.

Cela fait bientôt un an que la Centrafrique a basculé dans le chaos, avec le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la coalition rebelle à dominante musulmane de la Séléka.

Des mois d'exactions perpétrées en toute impunité par ces combattants contre la population majoritairement chrétienne ont abouti à la formation de milices d'auto-défense anti-balaka, déclenchant un cycle de violences interconfessionnelles.

Ces violences ont provoqué une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés et entraîné l'exode de dizaines de milliers de civils musulmans terrorisés.

Le bilan des victimes est difficile à établir. Cette semaine, la Croix-Rouge centrafricaine avait déclaré avoir ramassé 1.24O corps à Bangui depuis le 5 décembre, où peu avant le déclenchement de l'opération française Sangaris des affrontements entre anti-balaka et Séléka avait provoqué de nouvelles tueries.

Un responsable de l'organisation a souligné que le total des morts est "sans doute" bien plus élevé, certains corps disparaissant ou étant directement récupérés par les familles. Par ailleurs, ce chiffre ne prend pas en compte les exactions en province.

bur-cl/jlb

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