NOUVELLES

Venezuela: Kerry appelle au dialogue, évoque une médiation

28/02/2014 12:17 EST | Actualisé 30/04/2014 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a invité vendredi les dirigeants du Venezuela, en proie à de violentes manifestations, à dialoguer avec les opposants, et a indiqué rechercher une médiation avec d'autres pays d'Amérique latine.

"Les dirigeants vénézuéliens doivent s'occuper de leur peuple", a affirmé M. Kerry à des journalistes. "Ils doivent tendre la main et avoir un dialogue, réunir les gens et résoudre leurs problèmes".

"On a besoin de dialogue au Venezuela, pas d'arrestations et de violences dans les rues, de persécution de jeunes qui expriment leurs espoirs pour l'avenir", selon M. Kerry.

S'exprimant à l'issue de discussions avec son homologue colombien Maria Holguin, le chef de la diplomatie américaine a aussi indiqué qu'il travaillait avec Bogota et d'autres pays de la région pour préparer une éventuelle médiation à la crise politique au Venezuela.

"Il s'avère à l'évidence très difficile pour les deux parties de se réunir d'elles-mêmes", a souligné M. Kerry.

L'opposition a rejeté mercredi un appel au dialogue du président Nicolas Maduro dans le but de mettre fin à trois semaines de manifestations, qui ont fait jusqu'à présent 17 morts.

De son côté, le Congrès américain prépare des résolutions condamnant la répression et les violences au Venezuela, et des sénateurs ont demandé au président Barack Obama d'imposer des sanctions contre les responsables impliqués dans la mort de manifestants de l'opposition.

Une sous-commission des Affaires étrangères à la Chambre des représentants a adopté vendredi un projet de résolution déplorant "la violence inexcusable perpétrée contre les chefs de l'opposition et les manifestants, et l'utilisation croissante d'accusations pénales dans un but politique pour intimider l'opposition politique du pays", appelant au dialogue.

Plusieurs sénateurs ont aussi appelé jeudi le président Barack Obama à décréter "immédiatement" des sanctions contre les responsables vénézuéliens impliqués dans la mort de manifestants.

Barack Obama avait condamné la semaine dernière la "violence inacceptable" au Venezuela et indiqué qu'avec l'Organisation des Etats américains (OEA), les Etats-Unis appelaient "le gouvernement vénézuélien à libérer les manifestants qu'il a arrêtés et à engager un véritable dialogue".

Entamées au début du mois sur le thème de l'insécurité, les manifestations étudiantes soutenues par l'opposition se sont étendues à plusieurs villes du pays, les revendications s'élargissant désormais à la mauvaise situation économique et à la violence policière.

jkb/are/jca

PLUS:hp