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Le Fonds FTQ estime avoir gardé la confiance des Québécois

28/02/2014 05:18 EST | Actualisé 30/04/2014 05:12 EDT

À l'approche de la date butoir pour cotiser à un RÉER pour l'année fiscale 2013, le Fonds de solidarité FTQ estime que la campagne de cette année a été bonne.

Un texte de Pasquale Harrison-Julien Twitter Courriel

Les épargnants seront nombreux à attendre jusqu'à la toute dernière minute pour placer leur argent et profiter des avantages fiscaux. Au Fonds de solidarité FTQ, les téléphonistes sont occupés et le resteront jusqu'au lundi, 3 mars. Pourtant, le Fonds a eu beaucoup de mauvaise publicité à la commission Charbonneau. Les gestionnaires ont réellement craint que les Québécois boudent le Fonds.

« Je vous dirais que oui, il y a eu un certain impact. Mais beaucoup moins qu'on pourrait imaginer », affirme Denis Leclerc, premier vice-président à l'actionnariat du Fonds de solidarité FTQ. 

Selon le Fonds, sur les 3000 appels quotidiens reçus en ces temps occupés, seule une poignée de clients posent des questions sur la commission Charbonneau. 

« Je vous dirais qu'on va faire une des meilleures campagnes de l'histoire du Fonds. Pas la meilleure, parce que c'était une année record l'an dernier (855 millions de dollars en valeur de souscriptions). Je vous dirais que ça va être autour de 700 millions de dollars et même un peu plus », ajoute Denis Leclerc.

De réelles inquiétudes

Plusieurs planificateurs financiers mettent toutefois un bémol. Certains de leurs clients ont perdu confiance dans le Fonds. 

Et l'explication est parfois laconique : certains ont choisi de s'abstenir pour des raisons éthiques.

« Certains n'ont pas aimé le feeling de la commission Charbonneau, ils avaient des inquiétudes. Face à ça, ils se sont dit, bon, je n'en fais pas [de cotisations] avec la FTQ cette année », explique Denis Leclerc.

Chez Groupe Investors, le planificateur Gaétan Veillette a constaté que les transferts d'argent d'un fonds comme celui de la FTQ vers un groupe privé, comme le sien, sont nombreux cette année. « Comme observateur externe, on peut constater qu'il y a un flux financier qui se transfère des fonds de travailleurs vers les autres institutions », précise-t-il.

Reste que les gains ou pertes réels du Fonds FTQ pour l'année fiscale 2013 seront connus seulement en juillet, lors de publication des états financiers.

Le retrait du fédéral

À partir de l'an prochain, le Fonds de solidarité devra aussi jongler avec un autre défi. C'est à ce moment que le gouvernement fédéral commencera à éliminer graduellement son crédit d'impôt de 15 % accordé aux fonds de travailleurs. 

À la FTQ, on espère toujours que le vent tournera. 

« Les gens ont compris la nécessité du Fonds dans l'économie et pour la retraite. Alors il n'y a pas de raison pour qu'il n'y ait pas de changement qui s'opère », dit Denis Leclerc.

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