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Le départ du pape Benoît XVI précipité par la Coupe du monde de foot au Brésil

28/02/2014 10:48 EST | Actualisé 30/04/2014 05:12 EDT

La tenue de la Coupe du Monde de football au Brésil en 2014 a a indirectement poussé le pape émérite Benoît XVI à avancer d'un an sa renonciation, à février 2013, raconte son secrétaire particulier dans la presse allemande vendredi.

Interrogé par le supplément hebdomadaire du quotidien bavarois Süddeutsche Zeitung, pour savoir si l'avancement d'un an à l'été 2013 des Journées mondiales de la Jeunesse de Rio, initialement prévues à l'été 2014, pour ne pas coïncider avec la Coupe du monde de football dans le pays, avait poussé Benoît XVI à partir plus tôt qu'il ne l'aurait souhaité, l'archevêque Georg Gänswein a répondu que cela s'était passé "exactement comme ça".

Le pape d'origine allemande Benoît XVI avait pris dès août 2012 la décision de renoncer à son poste - un acte historique - et il l'a annoncé en décembre 2012 à son secrétaire particulier.

Il voulait que son successeur puisse assister aux JMJ de Rio.

"Ma réaction spontanée a été de dire +Non, Saint-Père, vous n'avez pas le droit+. Mais c'était une réaction affective, et très vite j'ai compris qu'il ne me disait pas ça pour prendre sa décision, mais parce que sa décision était déjà prise", a expliqué Mgr. Gänswein.

Seules quatre personnes avaient été mises dans la confidence par le pape.

"Il m'a fait promettre de garder ça sous le secret papal. Vous pouvez imaginer que ce n'était pas simple et il y a eu des situations où j'étais quasiment intérieurement déchiré", raconte-t-il.

Les cardinaux présents lors de l'annonce par le pape de sa renonciation, en latin, ont mis un certain temps à comprendre ce qu'il se passait, ajoute-t-il.

"Certains visages étaient comme pétrifiés, d'autres incrédules, désemparés, choqués. Ils se regardaient les uns les autres en se demandant +est-ce que j'ai bien compris ?+".

L'exemple de Jean-Paul II, qui a achevé son ministère dans la maladie et la souffrance, a joué un grand rôle dans sa décision.

"Poursuivre comme son prédécesseur avait terminé, ou même l'imiter, ce n'était pas son genre", a-t-il souligné.

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