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Tibéhirine: Alger n'a ni fixé ni reporté la visite du juge Trévidic (journal)

27/02/2014 04:51 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

L'Algérie n'a ni fixé ni reporté la date de la visite du juge antiterroriste français Marc Trévidic qui devait procéder à l'exhumation des têtes des sept moines de Tibéhirine assassinés en 1996, a affirmé une source judiciaire algérienne citée jeudi par le journal El Watan.

Le juge Marc Trévidic et sa consoeur Nathalie Poux avaient obtenu en novembre l'accord des autorités algériennes pour aller exhumer les têtes des moines enterrées à Tibéhirine, et procéder à leur autopsie dans le but de faire la lumière sur leur assassinat en pleine guerre civile.

Mardi, des sources judiciaires françaises avaient annoncé à l'AFP que la visite prévue à partir de dimanche du juge antiterroriste français Marc Trévidic avait été reportée par Alger.

"La visite est reportée fin mai-début juin", avait déclaré une source judiciaire.

"Lorsque Trévidic est venu fin novembre 2013 (...) la date de la visite n'avait pas été retenue. Il était question d'une autre prise de contact vers la fin du mois de mai, pour s'entendre sur l'arrivée du juge", selon une source judiciaire algérienne, citée par le quotidien francophone El Watan, qui dément toute option de report.

Cette source judiciaire algérienne a précisé qu'avec "la préparation du scrutin présidentiel, des milliers de juges sont mobilisés pour l'organisation, la supervision et le déroulement de l'opération électorale du 17 avril 2014".

Mais "dans le cas où la date de la visite coïncide avec cette période, il est tout à fait évident que les autorités judiciaires la repoussent plus loin afin d'optimiser le travail du juge français sur le terrain", a précisé cette même source.

Enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé près de Medea (sud d'Alger), les religieux avaient été assassinés, un acte revendiqué par le Groupe islamique armé (GIA) de Djamel Zitouni.

Les têtes des moines avaient été retrouvées le 30 mai 1996 au bord d'une route de montagne. Leurs corps n'ont en revanche jamais été retrouvés.

Après avoir suivi la thèse islamiste, le juge Trévidic a réorienté l'enquête vers une possible bavure de l'armée algérienne, avec le témoignage d'un ancien attaché de Défense à l'ambassade de France à Alger.

amb/sw

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