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Ligue des champions - Prime à l'offensive et aux gros budgets

27/02/2014 07:04 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

Festival de buts, fiasco des clubs anglais et des favoris sans pitié à l'extérieur: les 8e de finale aller de la Ligue des champions n'ont pas laissé la moindre place au suspense, enlevant une grande partie de de l'intérêt pour les matchs retours.

. Les favoris voyagent en classe affaires

Hormis Manchester United, dont le calvaire en championnat s'est exporté jusqu'au Pirée (2-0), et à un degré moindre Chelsea, accroché à Galatasaray (1-1), les autres cadors ont tous ramené de leurs déplacements un succès plus ou moins écrasant.

En remontant les dix dernières éditions de la C1, jamais on avait atteint un tel taux de 75% de victoires à l'extérieur (6 sur 8) à l'aller. Jusqu'ici, le plus fort taux datait de l'édition 2010/2011 avec 4 victoires sur 8 hors des bases.

C'est surtout la largesse de certaines victoires qui interpelle, traduisant un fossé grandissant entre les participants. A ce titre le 6 à 1 passé par le Real Madrid à Schalke et le 4-0 infligé par le PSG à Leverkusen, sont édifiants. Moins manifestes en terme de nombre de buts, les succès sans conteste du Bayern Munich et du Barça, à Arsenal (2-0) et à Manchester City (2-0), n'en sont pas moins impressionnants.

Au final, seule la victoire de l'Atletico Madrid chez l'AC Milan (1-0) montre un inversement de tendance entre une force émergente venue d'Espagne et un acteur déclinant du championnat italien.

. Un festival offensif, bon pour le spectacle pas pour le suspense

26 buts en huit matchs, c'est de loin le meilleur total des 10 dernières éditions (22 lors de la saison 2011/2012). Cette propension à beaucoup marquer témoigne évidemment de l'écart de niveau qui semble se creuser entre les équipes sur le plan européen.

Ces scores prolifiques sont aussi la marque d'une volonté de plus en plus manifeste de pratiquer un football offensif, décomplexé et porté vers l'avant. Une philosophie qui sied évidemment aux grosses écuries, capables de mettre d'importants moyens financiers sur la table pour acheter les meilleurs joueurs de la planète et bâtir les équipes les plus compétitives possibles.

Si le spectacle offert est une belle vitrine pour la Ligue des champions, avec des buts qui font souvent le tour du monde, l'intérêt sportif peut en revanche en pâtir.

. L'Espagne grand vainqueur, l'Angleterre au tapis

Difficile d'y voir une tendance lourde et d'évoquer un déclin de la Premier League, mais les résultats en C1 sont un réel camouflet pour le championnat le plus riche et le plus médiatique de la planète. Avec 3 défaites et un nul, le bilan anglais se passe de commentaires et seul Chelsea est en mesure d'obtenir son billet pour le Top 8.

Certes, Arsenal est tombé sur le champion d'Europe, l'irrésistible Bayern Munich, et ManU, en fin de cycle et seulement 6e du championnat, n'a pas encore digéré le départ à la retraite d'Alex Ferguson. Mais après avoir été absente des quarts de finale la saison dernière, l'Angleterre risque d'être une nouvelle fois bien démunie.

Pendant ce temps, la Liga, qui avait déjà envoyé deux représentants en demi-finales la saison passée, rayonne. Barcelone a beau ne pas survoler sa compétition domestique, il possède encore une solide marge sur la scène européenne. Avec un trio Benzema-Bale-Ronaldo en feu et l'arrivée de Carlo Ancelotti au poste d'entraîneur, le Real peut enfin raisonnablement rêver d'un 10e sacre européen. Si on ajoute l'Atletico, qui tient la dragée haute en Espagne au duo Real-Barça, les équipes ibériques ont jusque-là effectué un sans-faute.

. La prime aux plus riches

C'est tout sauf une surprise mais les 8e de finale aller ont une nouvelle fois démontré que la Ligue des champions était bel et bien la chasse gardée des plus riches.

Parmi les 5 clubs les plus fortunés, selon le rapport annuel publié en janvier par le cabinet Deloitte, seul Manchester United est en mauvaise posture. Les 4 autres (Real Madrid, Barcelone, Bayern Munich, PSG) ont été sans pitié pour leurs adversaires (14 buts inscrits, 1 encaissé).

A moins d'un caprice du tirage au sort, le futur vainqueur de la C1 a de fortes chances de figurer dans ce club.

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