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L'ex-président allemand Wulff relaxé dans une affaire de trafic d'influence

27/02/2014 04:56 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

La justice allemande a relaxé jeudi l'ancien président allemand Christian Wulff qui était accusé de trafic d'influence pour avoir accepté un cadeau de 700 euros dans une affaire qui avait provoqué sa démission il y a deux ans.

Le tribunal de grande instance de Hanovre (nord), qui avait annoncé en décembre envisager un abandon des poursuites, a estimé que les charges étaient insuffisantes. "L'accusé Wulff est relaxé", a déclaré le juge, précisant qu'il aurait droit à une indemnisation pour le préjudice subi.

Premier chef de l'Etat allemand à comparaître devant la justice, Christian Wulff, 54 ans, se voyait reprocher, alors qu'il était encore chef de gouvernement de l'Etat régional de Basse-Saxe, d'avoir été invité par un richissime ami pour une visite à la Fête de la bière de Munich en 2008.

Ce procès qui s'était ouvert en novembre, était l'aboutissement d'une vaste polémique démarrée fin 2011, qui a brisé sa carrière politique en le conduisant à la démission le 17 février 2012, moins de deux ans après avoir été désigné président fédéral.

L'"affaire Wulff" avait débuté par des informations dans la presse concernant un prêt aux conditions particulièrement avantageuses accordé pour l'achat de sa maison lorsqu'il dirigeait la Basse-Saxe (2003-2010).

Les révélations s'étaient ensuite multipliées dans la presse qui avait peu apprécié ses tentatives de pression pour empêcher la publication d'articles défavorables et s'était acharné contre lui, selon certains de ses défenseurs.

Après la levée de son immunité par la justice, Christian Wulff, ancienne étoile montante des conservateurs de la chancelière Angela Merkel, avait été contraint de démissionner.

Mais, au terme d'une longue et minutieuse enquête, il ne restait plus que cette accusation de trafic d'influence pour une note d'hôtel, des repas et une baby-sitter lors d'une visite à la Fête de la bière en 2008.

Ce "cadeau" de quelque 700 euros lui avait été offert par un producteur de cinéma, David Groenewold, avec qui il est lié par une relation d'amitié. La contrepartie de ce cadeau aurait été une intervention supposée de Wulff auprès du patron du conglomérat Siemens pour le soutien à un film de Groenewold.

Après la décision de relaxe, le Parquet avait encore la possibilité de se pourvoir en cassation.

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