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La Géorgie enverra quelque 150 soldats en Centrafique avec l'UE

27/02/2014 09:37 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

La Géorgie participera avec 150 militaires à la force européenne (EUFOR) envoyée en Centrafrique, soit près d'un quart des troupes actuellement mises à la disposition de l'opération, a indiqué jeudi son ministre de la Défense, Irakli Alassania.

"Nous participerons avec une compagnie, jusqu'à 150 hommes", a confirmé M. Alassania lors d'un entretien avec l'AFP à Bruxelles.

La composition exacte du bataillon européen qui doit être dépêché début mars à Bangui sera finalisée lors d'une réunion de représentants des Etats mardi prochain, mais elle tourne dans l'immédiat "autour de 600 hommes", a-t-il précisé.

Au final, un déploiement "de l'ordre de 800 à 1000 personnes est une appréciation raisonnable", a pour sa part indiqué le général français Philippe Pontiès, commandant de l'opération EUFOR, lors d'un point de presse.

L'Union européenne reste dans l'attente de la confirmation des Etats qui choisiront de s'impliquer, a-t-il ajouté. "Nous sommes sur les rails pour tenir l'agenda" de l'opération, avec un déploiement prévu "début mars des premiers éléments de réaction rapide" sur l'aéroport de Bangui, a-t-il ajouté.

Outre la France et la Géorgie, dont il s'agira du premier déploiement en Afrique, les plus importantes contributions ont jusque-là été offertes par des pays d'Europe orientale, a de son côté relevé le ministre géorgien. La France a prévu d'engager une centaine de militaires dans l'opération européenne.

La Pologne pourrait ainsi envoyer jusqu'à 140 hommes, tandis qu'une autre compagnie (de 100 à 150 hommes) pourrait être formée de militaires déployés par l'Estonie, la Lettonie, le Portugal et la Roumanie.

"Nous montrons l'exemple", a souligné M. Alassania.

La participation géorgienne, la première à une opération militaire de l'UE, "montre la volonté du peuple géorgien de faire partie de la famille européenne", et atteste de la détermination du pays à intégrer à terme l'UE et l'Otan, a-t-il relevé.

Tbilissi va aussi envoyer trois officiers pour participer à la mission européenne de formation de l'armée malienne (EUTM), dont l'UE vient d'annoncer la prolongation jusqu'en 2016.

Cela montre aussi que "le Partenariat oriental marche", a estimé le ministre géorgien, alors que cette politique initiée par l'UE pour resserrer ses liens avec les pays de l'ex-bloc soviétique montre ses limites avec la crise ukrainienne.

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