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La Commission européenne demande la fin des violences au Venezuela

27/02/2014 07:38 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

La Commission européenne a demandé jeudi la "fin immédiate" des violences au Venezuela, et s'est dite "alarmée" par le placement en détention d'étudiants contestataires et d'opposants au président Nicolas Maduro.

"Nous déplorons les graves et violents incidents de ces dernières semaines", a déclaré devant le Parlement européen le représentant de la Commission, Algirdas Semeta.

"Nous rejetons tous les actes de violence et d'intolérance, d'où qu'ils viennent (...) Cette violence doit cesser immédiatement", a-t-il dit, rappelant qu'au moins 13 personnes avaient été tuées et "des centaines" blessées depuis le début du mouvement de contestation il y a trois semaines au Venezuela.

La Commission a "pris note" de l'engagement du président Maduro de ne pas tolérer de violences de la part de ses partisans ou des forces de sécurité. "Nous espérons qu'il transformera ses paroles en actes".

M. Semeta s'est dit "alarmé" par le placement en détention d'étudiants et de responsables politiques, dont l'opposant radical Leopoldo Lopez. "Personne ne devrait être emprisonné pour avoir exercé sa liberté d'expression et de rassemblement", a-t-il jugé.

Dans une résolution, le Parlement européen demande la "libération immédiate" des étudiants et opposants emprisonnés.

"Le système judiciaire ne peut être utilisé par les autorités comme un moyen de persécution et de répression politiques de l'opposition démocratique", font valoir les eurodéputés, qui dénoncent les "accusations infondées" et les mandats d'arrêt émis contre des figures de l'opposition au pouvoir chaviste.

Le Parlement demande aux autorités vénézuéliennes de "désarmer et dissoudre immédiatement les groupes armés pro-gouvernementaux" et de mettre fin à leur impunité. Il "déplore la censure de la presse et de l'internet ainsi que les restrictions d'accès à certains blogs et réseaux sociaux". "Les médias sont victimes de censure et d'intimidation et un grand nombre de journalistes ont été passés à tabac ou incarcérés ou ont vu leur équipement détruit", relève le Parlement.

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