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Grèce/banques: les besoins en capitaux connus "la semaine prochaine"

27/02/2014 09:27 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

Les besoins en nouveaux capitaux des principales banques grecques, dont le montant est au centre d'une polémique, seront annoncés "la semaine prochaine", a déclaré jeudi le gouverneur de la banque de Grèce (BdG), Georges Provopoulos.

"Dans le but d'assurer la transparence totale, la BdG va annoncer la semaine prochaine les résultats de l'examen des tests de résistance (stress test) et les détails sur la méthodologie utilisée", a dit M. Provopoulos à l'occasion de la présentation du rapport annuel sur l'économie grecque de 2013 lors de l'Assemblée générale de la banque centrale.

La presse spécialisée grecque avait rapporté la semaine dernière que les banques grecques auraient besoin de cinq à six milliards d'euros pour couvrir les créances douteuses.

Mais le quotidien d'affaires britannique Financial Times a publié lundi une estimation du FMI, selon laquelle les banques grecques auraient besoin près de 20 milliards d'euros.

M. Provopoulos a souligné que la BdG était en train d'évaluer les "stress tests" effectués par BlackRock, qui a analysé "les portefeuilles de prêts" des banques, et que "des conseillers extérieurs, Ernst&Young et Rothschild, ont également été utilisées" pour cet audit.

Mercredi M. Provopoulos s'est entretenu avec les hauts représentants de la troïka des créanciers, UE, BCE et FMI, qui sont à Athènes pour effectuer l'audit régulier des finances publiques en vue d'un déblocage de la prochaine tranche des prêts à la Grèce.

Les discussions avec la troïka "sur les détails techniques concernant la méthodologie (des stress test)" vont continuer dans les prochains jours, a indiqué M. Provopoulos.

L'attente des résultats des tests des banques grecques, qui devaient initialement être publiés fin décembre, a retardé l'opération d'augmentation du capital d'Eurobank, la seule banque grecque recapitalisée entièrement par l'État grec lors de la recapitalisation des banques en 2013.

Au cours de cette recapitalisation "douze banques ont été assainies", selon le gouverneur de la BdG, qui a confirmé que la situation de l'économie a été stabilisée et améliorée en 2013 après six ans consécutifs de récession et que le pays allait renouer avec un faible taux de croissance en 2014, comme le prévoit le gouvernement et la Commission européenne.

Au total 50 milliards d'euros avaient été octroyés par les créanciers au Fonds hellénique de stabilité financière (FHSF) pour la recapitalisation de la Banque nationale (BNG), la Banque du Pirée, Alpha et Eurobank, dont plus de 40 milliards ont été jusqu'ici utilisés dans ce sens.

"Le FHSF est le plus important actionnaire actuellement des banques grecques, il lui reste plus de 8 milliards d'euros qui pourraient être absorbés par les banques si besoin", a rappelé M. Provopoulos.

En janvier, le gouverneur de la BdG Georges Provopoulos avait tiré la sonnette d'alarme sur les créances douteuses et prévenu que "le remboursement tardif des prêts pourrait conduire à la réduction des capitaux des banques et à la nécessité de (nouveaux) capitaux pour assurer les provisions élevées".

Selon le rapport de la BdG le nombre des prêts non remboursés "a été multiplié par six les cinq dernières années, à 31,2% en 2013 contre 5,1% en 2008, en raison de la récession profonde et l'augmentation des impôts qui a détérioré la situation économique des ménages et des entreprises".

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