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France: accusé de favoritisme, le chef de l'opposition dément

27/02/2014 04:06 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

Le chef du principal parti d'opposition de droite en France, Jean-François Copé, accusé jeudi par l'hebdomadaire Le Point d'avoir "sponsorisé avec l'argent" de sa formation UMP la société de deux proches, a vivement réagi en dénonçant un "tissu de mensonges".

"C'est absolument immonde". "C'est un coup monté totalement, de manière absolument ignoble. Il n'y a qu'une manière d'y répondre, c'est par la voie des tribunaux", a déclaré à la chaîne i-Télé le député-maire de la ville de Meaux près de Paris. "C'est extrêmement grave, c'est un tissu de mensonges", a insisté ce responsable qui va, selon son entourage, porter plainte pour diffamation contre Le Point et les deux auteurs de l'article.

A sa Une, le magazine parle d'"Affaire Copé" en se demandant si l'ancien président Nicolas Sarkozy (2007-2012) n'a pas été volé.

Dans sa dernière livraison, il affirme qu'Event et Cie, filiale événementielle de la société Bygmalion fondée par deux proches de Jean-François Copé, "a profité de la période faste de la présidentielle pour charger la mule sur certaines prestations facturées à l'UMP hors appel d'offres".

La filiale "aurait empoché au moins 8 millions d'euros" durant cette campagne de 2012. Le journal ne fournit pas de précisions chiffrées sur ces éventuelles facturations.

"Lors des meetings, les frais de traiteur, de retransmission vidéo et d'éclairage atteignaient parfois le double des tarifs habituels", écrit-il cependant, évoquant "des documents" dont il a eu connaissance.

Les journalistes du Point voient dans Bygmalion "une puissante machine de guerre conçue par deux proches de Copé pour le servir", une "boîte noire à l'actionnariat aussi opaque que ses comptes".

L'entreprise a été fondée en 2008 par Bastien Millot, qui fut directeur de cabinet de M. Copé à Meaux et Guy Alvès, qui fut son chef de cabinet lorsqu'il était ministre délégué au Budget (2004).

L'hebdomadaire note que les comptes du principal parti d'opposition, qui a dû faire appel à ses sympathisants pour éponger 11 millions manquants après l'invalidation des comptes du candidat Nicolas Sarkozy, sont dans le rouge, alors que ceux de Bygmalion jouissent d'une "santé florissante".

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