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Diane Lemieux contredit « Rambo »

27/02/2014 10:11 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

Bernard Gauthier, alias Rambo, regagne Sept-Îles après un passage remarqué à la commission Charbonneau. Le leader syndical a répété qu'il était mieux placé que quiconque pour décider qui travaillait sur les chantiers de construction. La présidente de la Commission de la Construction du Québec, Diane Lemieux, dénonce les propos de celui qui s'est présenté comme le défenseur des travailleurs de la Côte-Nord. 

« La fin ne justifie pas les moyens. La cause est noble. De dire "je me préoccupe des gens dans la région", c'est fantastique. Mais ça ne peut pas fonctionner "que tous les moyens sont bons" », a réagi Diane Lemieux, en entrevue à l'émission 24/60. 

Bernard Gauthier en veut au système de mobilité provinciale de la main-d'œuvre, qui prive d'emplois les travailleurs de la Côte-Nord au profit de gens de l'extérieur. Selon lui, ce système est la source de l'intimidation tant décriée.

Mais pour Diane Lemieux, la mobilité de la main-d'oeuvre est un faux problème, puisque 88 % des travailleurs de la construction de la Côte-Nord travaillent dans leur région. Et la situation est similaire partout au Québec, dit-elle. De plus, près du tiers des travailleurs de la Côte-Nord vont travailler dans d'autres régions. 

Quant à l'intimidation, la présidente de CCQ affirme que « la liste » des associations syndicales et des individus délinquants « n'est pas longue » et que ceux-ci « sont sur le radar ». 

Rambo s'est-il assagi, comme il l'a dit devant la commission? s'est-elle fait demander. « Je ne me prononcerai pas là-dessus, mais ce qu'on a constaté c'est qu'il fait souvent faire le travail par les autres. Ça, c'est un constat que mes enquêteurs ont partagé avec moi. »

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