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Churchill et ses ours polaires sur Google Street View

27/02/2014 09:48 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

Si l'idée de se retrouver nez à nez avec un ours polaire dans une rue de Churchill ou ses environs n'enchante guère, il est désormais possible de le faire virtuellement.

À l'occasion de la journée internationale des ours polaires, le service de navigation Google Street View a mis en ligne des images de la toundra qui entoure la ville nord-manitobaine, le parc national du Canada Wapusk et le cap Churchill.

« Vous avez l'occasion de voir des ours polaires dans leur habitat naturel », fait valoir Krista Wright, directrice générale du groupe de conservation Polar Bears International, qui a collaboré avec Google pour lancer le projet. « Il y a des images d'ours mâles qui jouent à se battre en se tenant sur leurs pattes postérieures et d'autres d'une maman ours qui nourrit un ourson. »

Les nouvelles images ont été captées pendant le rassemblement d'ours de l'automne dernier, à l'aide d'un sac à dos surmonté de 15 caméras. Ce dispositif appelé Google Trekker a été placé dans un véhicule de la compagnie locale Frontiers North, qui fait faire des tours de la toundra.

Un porte-parole de Google, Aaron Brindle, prévient que les images n'ont pas été prises à l'aide d'une lentille télescopique ou par un photographe professionnel. On peut voir les ours polaires, mais « parfois, ils seront difficiles à trouver, d'autres fois, ils seront plus près », dit-il.

Mme Wright souligne aussi que le projet permet de visiter le parc national Wapsuk, un endroit reculé. Elle fait remarquer qu'il offre aussi une fenêtre sur la vie dans une ville nordique comme Churchill, avec sa « prison pour ours », un lieu où sont retenues temporairement les bêtes qui s'aventurent dans la ville. Les images montrent en outre le complexe immobilier qui accueille un hôpital, une école, la bibliothèque, un aréna et un cinéma, afin que personne n'ait à braver le froid ou risquer de rencontrer un ours.

La directrice générale de Polar Bears International affirme aussi que l'outil est de valeur scientifique. Selon elle, les glaces de mer et les écosystèmes environnants changent « drastiquement », et le projet permettra de documenter ces changements à travers le temps.

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