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Bernard « Rambo » Gauthier bientôt de retour sur la Côte-Nord

27/02/2014 09:11 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

EN DIRECT - Le syndicaliste de la Côte-Nord Bernard « Rambo » Gauthier est contre-interrogé par l'avocat de la FTQ-Constuction, Me Robert Laurin. Il pourra ensuite retourner chez lui et reprendre ses activités syndicales, malgré les doutes que son passage à la barre des témoins a soulevé quant au bien-fondé de ses méthodes. 

Un texte de François Messier

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Me Robert Laurin a dit mercredi qu'il pensait interroger le témoin pendant environ une heure. La commission appellera ensuite à la barre Marcel Pouliot, président de Couillard construction, spécialisée en génie civil, en construction et réfection de routes, ponts et viaducs.

Au milieu de ses discours parfois emportés sur la nécessité de prendre la défense des travailleurs de la Côte-Nord, le représentant du local 791 des opérateurs de machinerie lourde de la FTQ-Construction pour la Côte-Nord a finalement admis mercredi qu'il avait déjà intimidé un contremaître de la firme Équipements Nordiques au début de 2009, dans le cadre des travaux pour la centrale hydroélectrique La Romaine.

Il avait reconnu auparavant qu'il « structurait » des comités de chômeurs qu'il envoyait à la rencontre d'entrepreneurs récalcitrants, sachant très bien que la confrontation pouvait dégénérer.

M. Gauthier a aussi admis mercredi qu'il n'hésitait pas à aller plus loin que ne le permet la convention collective lorsqu'il s'agit de faire respecter les juridictions de métiers sur les chantiers, par exemple en empêchant un manoeuvre de faire à l'occasion des tâches d'opérateur ouvice-versa.

 « Je sais que c'est permis par la convention collective, mais pas par ma région », a-t-il lâché à une occasion, confirmant du coup les dires de l'entrepreneur Pedneault, qui a soutenu la semaine dernière que la « convention collective s'arrête à Baie-Comeau ». 

En fin de journée, M. Gauthier a par ailleurs démenti que des délégués de chantier de la FTQ-Construction profitaient de leur position pour vendre de la drogue. Il a fait cette déclaration après que la commission eut présenté une écoute électronique de février 2009 dans laquelle Gilles Audette, le conseiller politique du président de la FTQ Michel Arsenault, dit clairement qu'il croit que cela se produit. 

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