NOUVELLES

Plus d'une semaine de bouleversements en Ukraine

26/02/2014 02:03 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

Principaux événements en Ukraine où les nouvelles autorités ont désigné un gouvernement d'union nationale après la destitution samedi du président Viktor Ianoukovitch.

- 18 FEVRIER 2014: Un défilé de 20.000 manifestants à Kiev dégénère en affrontements avec les forces de l'ordre près du Parlement.

Les forces antiémeutes Berkout lancent l'assaut pour évacuer les milliers de contestataires sur le Maïdan, la place de l'Indépendance occupée depuis trois mois.

- 20: Des centaines de manifestants radicaux reprennent le contrôle du Maïdan. Les forces de l'ordre ripostent, tirant des balles réelles. Le bilan officiel fait état de 82 morts en trois jours dont une quinzaine de policiers.

- 21: Le président Ianoukovitch et l'opposition signent un accord de sortie de crise, sous la pression des chefs de la diplomatie français, allemand et polonais.

Les manifestants continuent d'exiger la démission du président.

- 22: Le Parlement vote la "libération immédiate" de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko avant de destituer le président Ianoukovitch et de fixer au 25 mai la tenue d'une élection présidentielle anticipée. Le président déchu a quitté Kiev et reste depuis introuvable.

Ioulia Timochenko se rend sur le Maïdan où elle apparait en fauteuil roulant, saluant devant 50.000 personnes "les héros de l'Ukraine".

- 23: Le président du Parlement Olexandre Tourtchinov est élu chef de l'Etat par intérim.

Le Parti des régions de M. Ianoukovitch juge ce dernier "responsable des événements tragiques".

Les Etats-Unis, la France, l'Allemagne et la Russie appellent au respect de l'unité territoriale du pays. Moscou rappelle son ambassadeur en Ukraine pour consultations.

Ioulia Timochenko déclare ne pas briguer le poste de Premier ministre.

- 24: Ianoukovitch est visé par un mandat d'arrêt pour "meurtres de masse".

La Russie conteste la légitimité du nouveau pouvoir dont elle dénonce les "méthodes dictatoriales" ainsi que des atteintes aux droits de la communauté russe en Ukraine.

Les nouvelles autorités estiment que l'Ukraine aura besoin de "35 milliards de dollars en 2014-2015" et réclament l'organisation d'une conférence internationale de donateurs.

- 25: Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, estime qu'"il serait dangereux et contreproductif de forcer l'Ukraine à un choix +soit vous êtes avec nous, soit contre nous+".

L'ex-champion de boxe et codirigeant de la contestation Vitali Klitschko annonce sa candidature à la présidentielle. Le gouverneur pro-russe de la région de Kharkiv (est), Mikhaïlo Dobkine fait de même.

Le Parlement demande à la Cour pénale internationale (CPI) de poursuivre M. Ianoukovitch dans le cadre d'une enquête pour "crimes contre l'humanité".

Le numéro deux de la diplomatie américaine William Burns arrive à Kiev où se trouve déjà la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

- 26: Dissolution des forces spéciales antiémeutes Berkout.

En Crimée, des heurts opposent des militants pro et anti-russes à Simféropol.

Moscou décide de renforcer la protection de sa flotte et ordonne une inspection surprise des troupes des districts militaires de l'Ouest, non loin de l'Ukraine, et du Centre, pour vérifier leur aptitude au combat.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry presse la Russie de "tenir promesse" quant au respect de l'intégrité territoriale de l'Ukraine.

Kiev réclame un mandat d'arrêt international contre M. Ianoukovitch.

Dans la soirée, le pro-européen Arseni Iatseniouk est désigné au poste de Premier ministre, à la tête d'un gouvernement qui rassemble plusieurs personnalités issues du mouvement de contestation. Ces nominations doivent encore être entérinée au Parlement jeudi 27.

fm-kd/lch/mr

PLUS:hp