NOUVELLES

Le procès Hariri suspendu au moins jusqu'à mai pour le nouvel accusé

26/02/2014 09:18 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

Le procès sur l'assassinat en 2005 de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri a été suspendu au moins jusqu'à mai pour permettre à la défense d'un cinquième accusé, récemment inculpé, de se préparer, a annoncé mercredi le Tribunal spécial pour le Liban.

Cinq membres du Hezbollah sont jugés pour l'attentat à la camionnette piégée qui avait provoqué la mort de Rafic Hariri et de 22 autres personnes le 14 février 2005 à Beyrouth. Ils sont en fuite malgré des mandats d'arrêts internationaux et sont donc jugés en leur absence.

"Les juges de la Chambre de première instance ordonnent l'ajournement des audiences, au minimum jusqu'à début mai ou à la mi-mai", a indiqué le TSL, qui siège à La Haye, dans un communiqué.

Le tribunal souhaite de la sorte donner à la défense de Habib Merhi, 48 ans, "le temps nécessaire pour se préparer en vue du procès et mener ses propres enquêtes".

Le Tribunal spécial pour le Liban avait décidé en 2011 de poursuivre quatre membres du Hezbollah, âgés de 37 à 42 ans. Leur procès s'était ouvert le 16 janvier après de nombreux reports.

L'inculpation d'un cinquième suspect, Habib Merhi, avait été annoncée en 2013, et le 11 février, citant "l'intérêt de la justice", les juges du TSL ont décidé de joindre M. Mehri au procès des quatre autres accusés, qui avait alors débuté depuis environ un mois.

En attendant la reprise du procès, le TSL "organisera des réunions et des conférences de mise en état en présence des parties afin de garantir une procédure rapide", selon le texte du communiqué.

Créé en 2007 par le Conseil de sécurité des Nations unies, le TSL est le premier tribunal pénal international qui peut juger en leur absence des accusés représentés par des avocats ainsi que le premier habilité à juger un crime de "terrorisme". Son budget annuel est d'environ 60 millions d'euros.

Le puissant parti chiite Hezbollah a exclu la remise des accusés au tribunal, véritable pomme de discorde au Liban. La question du soutien au TSL avait entraîné la chute du gouvernement de Saad Hariri, fils de Rafic, en janvier 2011.

ndy/mbr/sym

PLUS:hp