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La justice administrative rejette un recours du maire de Bogota contre sa destitution

26/02/2014 12:42 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

La justice administrative colombienne a rejeté un recours déposé par le maire de Bogota, l'ancien guérillero Gustavo Petro, visé par une procédure en destitution.

Sans trancher sur le fond, le Conseil d'Etat (plus haute autorité administrative du pays) a refusé une demande de la défense de placer sous la protection de la loi ("amparo") M. Petro, pour empêcher sa destitution, a indiqué mardi lors d'une conférence de presse la présidente du Conseil, Maria Claudia Rojas.

"Tant qu'aucune décision définitive n'a pas été rendue par le Conseil d'Etat, le maire reste en poste", a précisé Mme Rojas.

Selon le Conseil, il convient que la défense introduise "un recours en nullité et de rétablissement des droits" plutôt qu'un "amparo", procédure permettant de contrôler des actes administratifs ou juridictionnels.

Mme Rojas a estimé que le maire "devrait avoir recours à la justice contentieuse-administrative via une action en nullité".

La destitution de M. Petro, assortie d'une inéligibilité de 15 ans, avait été ordonnée fin 2013 par la "Procuradoria", un organisme public de contrôle des fonctionnaires, pour une passation de marché considérée illégale dans le domaine du ramassage des ordures.

Le maire, investi en janvier 2012 pour un mandat de quatre ans à la tête de cette mégalopole de 7 millions d'habitants, mène depuis une bataille judiciaire pour tenter d'éviter l'application de cette décision.

Ancien membre de la guérilla urbaine du M-19 (Mouvement du 19 avril), dissoute en 1990, cet économiste de 53 ans, avait appelé à une "mobilisation permanente" face à ce qu'il avait qualifié de "coup d'Etat".

Parallèlement, il fait face à la convocation d'un référendum révocatoire à la demande de l'opposition qui a réuni un nombre suffisant de signatures. Ce scrutin pourrait avoir lieu le 6 avril.

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