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«Blanc» : Angèle Dubeau lance l'album de la guérison

26/02/2014 02:14 EST | Actualisé 26/02/2014 02:14 EST
Agence Qmi

À presque pareille date l’an dernier, Angèle Dubeau annonçait qu’elle était atteinte d’un cancer du sein et qu’elle se retirait temporairement de la vie publique, le temps de se battre contre la maladie. Pour la première fois en plus de 35 ans de carrière, la violoniste a dû reporter des concerts, ce qu’elle n’avait jamais fait auparavant.

Quelques mois plus tard, en août, c’est une Angèle Dubeau épanouie, guérie, que les Québécois ont retrouvée à la Fête de la Musique de Tremblant. Et, aujourd’hui, la dame lance Blanc, son 38e album, l’opus qui lui a permis de traverser cette épreuve. Elle s’est accrochée à sa passion, la musique, et offre aujourd’hui à ses fidèles admirateurs le fruit de ses mois d’introspection.

«Ce disque raconte une histoire, mon histoire, celle d’une femme qui, comme tant d’autres, a dû se battre contre la maladie et qui, sereinement, en ressort grandie, a expliqué Angèle Dubeau dans un communiqué, mardi. Blanc, c’est comme la pureté, la sérénité. Blanc, pour des musiques de lumière qui, par leur grandeur et leur force d’évocation, peuvent amener la paix intérieure.»

Sur Blanc, la musicienne de renommée internationale reprend, avec son orchestre féminin à cordes, La Pietà, 14 pièces de 12 compositeurs d’horizons très différents : Garry Schyman, Osvaldo Golijov, Adrian Munsey, Marjan Mozetich, Joe Hisaishi, François Dompierre, Ennio Morricone, Mark O’Connor, Ryuichi Sakamoto, Dave Brubeck, Cat Stevens et Shawn Phillips.

Quelques-uns de ces collaborateurs ne tarissent pas d’éloges devant le talent d’Angèle Dubeau.

«Angèle Dubeau sait aussi peindre quand elle joue», a illustré Russel Gloyd, un partenaire de travail de longue date, qui compare l’archet de l’artiste à un pinceau et son violon, à une palette. «Cela me donne presque l’impression de retrouver quelque chose que j’avais égaré, tellement son jeu est digne, tendre et touchant», a pour sa part souligné Joe Hisaishi. Marjan Mozetich, quant à lui, a évoqué l’éclat de la lumière du soleil, et un lever de soleil atteignant graduellement sa pleine gloire du matin, pour décrire les émotions que génère chez lui la musique d’Angèle Dubeau.

Blanc est paru sous l’étiquette Analekta, la maison de disques appartenant à François Mario Labbé, le conjoint et gérant d’Angèle Dubeau.

Pour chaque exemplaire de Blanc écoulé, 2$ seront versés à la Fondation du cancer du sein du Québec. L’album est présentement en vente.

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