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Areva: "pas d'échéance particulière" pour un accord avec le Niger sur l'uranium

26/02/2014 02:09 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

Areva n'a pas d'"échéance particulière" pour parvenir à un accord avec le Niger sur le renouvellement des contrats d'exploitation de ses deux mines d'uranium dans le nord du pays, a déclaré mercredi le patron du groupe nucléaire français, Luc Oursel.

"Nous ne nous sommes pas fixés d'échéance particulière pour arriver à cet accord", a déclaré M. Oursel lors de la présentation des résultats annuels d'Areva, alors que les parties s'étaient fixé la fin février comme date limite, en l'absence d'accord avant l'arrivée à échéance des contrats le 31 décembre 2013.

Areva et l'Etat nigérien négocient âprement depuis des mois pour prolonger les contrats d'exploitation des deux mines d'uranium. Niamey comme la société civile les estiment défavorables à ce pays sahélien pauvre, pourtant quatrième producteur mondial d'uranium, qui pointe année après année en dernière position en termes d'indice de développement humain, selon l'ONU.

Le bras de fer porte principalement sur les recettes du Niger, qui souhaite soumettre les mines à une loi minière de 2006 qui ferait croître la taxation sur le minerai extrait de 5,5 à 12% et mettrait un terme à certaines exonérations fiscales. Mais Areva, détenue à environ 87% par l'Etat français, directement et indirectement, refuse son application, estimant qu'elle compromettrait la rentabilité de ses mines dont elle extrait un tiers de son uranium, stratégique pour la France.

"Nous espérons que les discussions en cours arriveront à une solution satisfaisante pour les deux parties", a dit M. Oursel.

"Ce sont des négociations complexes, puisque d'un côté il y a les aspirations légitimes du Niger d'augmenter ses recettes fiscales (...) compte tenu de la situation de développement de ce pays, et de l'autre côté, il y a deux mines en exploitation dont nous voulons assurer la pérennité avec un niveau de rentabilité acceptable", a-t-il expliqué.

Exploitées depuis le début des années 1970, "ce sont des mines dont les coûts de revient aujourd'hui ne sont pas dans la partie la plus performante de notre portefeuille", a-t-il expliqué.

"Cette discussion prend du temps, et elle est d'autant plus difficile que le marché de l'uranium n'est pas un marché favorable en ce moment", a-t-il poursuivi. "Mais je crois que dans cette affaire il faut faire preuve de patience pour arriver à un bon accord qui sera équilibré".

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