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Sans l'intervention française, la Centrafrique serait "en situation de génocide" (Fabius)

25/02/2014 02:50 EST | Actualisé 26/04/2014 05:12 EDT

Si la France n'était pas intervenue militairement en Centrafrique, le pays "serait aujourd'hui en situation de génocide", a estimé mardi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, alors que le Parlement doit se prononcer sur la prolongation de l'opération militaire.

"S'il n'y avait pas eu l'opération Sangaris (qui a débuté début décembre), aujourd'hui la RCA (République centrafricaine) serait en situation de génocide", a déclaré sur la chaîne de télévision France 2 M. Fabius, disant s'attendre à un vote "favorable" du Parlement mardi.

"Les Français ont eu raison d'intervenir. Nous le faisons avec les Africains de la Misca (force de l'Union africaine), et maintenant les Européens vont venir nous aider", a-t-il ajouté.

"On ne peut pas dire qu'on est seuls", a-t-il souligné, répétant que "si on n'avait pas été présents c'était un carnage".

Paris a déployé 2.000 hommes en Centrafrique, au côté de quelque 6.000 soldats africaines, pour rétablir l'ordre et la sécurité dans un pays plongé dans le chaos depuis un an et en proie à de meurtrières violences intercommunautaires.

Près d'un millier d'Européens sont attendus à Bangui à partir de début mars.

En dépit de la présence internationale, la tension reste extrême dans le pays et Amnesty International a mis en garde mi-février contre le "nettoyage ethnique" dont sont désormais victimes les populations musulmanes.

Le Parlement français se prononce mardi sur la prolongation de l'opération Sangaris en Centrafrique. La présidente centrafricaine par intérim Catherine Samba Panza a récemment plaidé pour le maintien de Sangaris jusqu'aux élection en RCA prévues début 2015.

Début décembre, au lancement de Sangaris, le président François Hollande avait prédit une opération "rapide". Mais de l'avis même du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, "ça sera plus long que prévu".

La consultation du Parlement est prévue par la Constitution pour les opérations extérieures qui se prolongent au-delà de quatre mois.

cf/nou/de

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