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Reprise cette semaine des négociations de paix entre Khartoum et les rebelles (UA)

25/02/2014 10:45 EST | Actualisé 27/04/2014 05:12 EDT

L'Union africaine (UA) a indiqué mardi que les négociations de paix entre Khartoum et les rebelles reprendraient cette semaine à Addis Abeba, ajoutant espérer qu'elles conduiraient les insurgés à participer au dialogue national sur l'avenir du pays.

Les négociations avaient été ajournées le 18 février, soit cinq jours seulement après leur ouverture, les deux camps s'accusant mutuellement de nuire aux pourparlers.

"Cette semaine, les négociations entre le Soudan et le SPLM-N (branche nord du Mouvement populaire de libération du Soudan, ex-rébellion sudiste) vont se poursuivre, et nous espérons qu'elles conduiront le mouvement (rebelle) à rejoindre le processus de dialogue national", a déclaré le médiateur de l'UA, Thabo Mbeki, après une rencontre avec le président soudanais Omar el-Béchir à Khartoum.

Le conseiller du président, Ibrahim Ghandour, chef des négociateurs soudanais, a indiqué que les discussions reprendraient jeudi: "Le président Béchir a confirmé qu'il voulait accélérer le processus de paix".

Les pourparlers visent à mettre fin à trois ans de conflit dans les régions méridionales du Kordofan-Sud et du Nil-Bleu ayant affecté plus d'un million de civils, selon l'ONU.

Comme dans la région du Darfour (ouest), le conflit est alimenté par le sentiment des minorités non arabes d'être discriminées par le régime.

Les experts comme les rebelles estiment que les conflits doivent être traités dans un cadre global.

Le porte-parole du SPLM-N Arnu Ngutulu Lodi a ainsi indiqué que les rebelles étaient prêts à participer aux discussions d'Addis Abeba, mais que les pourparlers sur le Kordofan-Sud et le Nil-Bleu devaient se produire dans "un cadre national".

M. Béchir a appelé fin janvier à un large dialogue national, incluant les rebelles armés. Un accord de paix dans le Kordofan-Sud et le Nil-Bleu "encouragera le processus de dialogue national", a estimé M. Ghandour.

Après l'ajournement des pourparlers, l'UA a remis à Khartoum et aux rebelles une proposition de cessez-le-feu, prévoyant un accès humanitaire à "toutes les personnes affectées".

Selon le texte obtenu par l'AFP, rebelles et gouvernement "affirmeraient le besoin d'un dialogue national global et inclusif, et d'une réforme constitutionnelle".

Un tel processus inclurait un appui aux principes de la démocratie, de l'unité dans la diversité, des droits et de l'égalité de tous les citoyens.

M. Mbeki a indiqué qu'il rencontrerait dans les jours à venir des partis politiques et des ONG au sujet de ce dialogue national, que l'UA encourage.

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