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Mondiaux-2014/piste - A la recherche d'une hiérarchie sur la route de Rio

25/02/2014 10:29 EST | Actualisé 27/04/2014 05:12 EDT

Sur la route de Rio, le cyclisme sur piste dispute, de mercredi à dimanche, ses championnats du monde annuels à Cali, en Colombie, où la hiérarchie reste à faire à mi-chemin de l'olympiade.

Pour les premiers "Mondiaux" du XXIe siècle sur le continent sud-américain, 19 ans après ceux de Bogota, les pistards ont affaire à une piste de 250 mètres couverte mais ouverte sur les côtés et vulnérable en cas d'orage violent. La quasi-totalité la connaissent bien, Cali (3e ville de Colombie) a accueilli à plusieurs reprises une manche de la Coupe du monde.

"C'est une piste que j'adore, le public est top", se réjouit le Français François Pervis, devenu à 29 ans l'une des références du sprint après ses deux records du monde de fin 2013, sur le 200 mètres lancé et le kilomètre départ arrêté.

A Cali, le tenant du titre mondial du kilomètre s'alignera dans les trois épreuves individuelles du sprint avec de réelles chances de podium, voire d'or. Pour Pervis, les travaux d'Hercule commenceront jeudi par le keirin, une épreuve qu'il dispute régulièrement au Japon d'où est originaire ce sprint à six. Ils se poursuivront le lendemain avec le kilomètre, qui ne figure plus au programme olympique, et se termineront les deux derniers jours par la vitesse individuelle, la course-phare des compétitions.

L'enthousiasme colombien

L'an passé, l'Allemand Stefan Bötticher avait confirmé la renaissance allemande en gagnant le tournoi le plus prestigieux. Mais la hiérarchie reste à établir après une olympiade marquée par la supériorité du Français Grégory Baugé (engagé seulement dans la vitesse par équipes à Cali) et la conclusion en faveur du Britannique Jason Kenny aux JO de Londres.

Kenny incarne la réussite du pays dominateur de la piste qui utilise toutefois les Mondiaux comme un banc d'essai. Mais, à Minsk l'an passé, Rebecca James, créditée du doublé vitesse-keirin, s'était révélée sans attendre en l'absence de la championne olympique de la vitesse, l'Australienne Anna Meares. Le duel pour la mainmise sur la discipline entre la jeune Britannique (22 ans) et son aînée (30 ans) est l'une des curiosités de ces Mondiaux.

La redistribution des cartes se poursuivra-t-elle ? A Minsk, le poursuiteur australien Michael Hepburn, la Polonaise Katarzyna Pawlowska dans le scratch et les deux équipes féminines, l'allemande en vitesse, la britannique en poursuite, avaient été les seuls à conserver leur titre de 2012.

La tendance joue en faveur de l'Australie dans les épreuves d'endurance, de l'Allemagne dans le sprint, de la Grande-Bretagne dans l'ensemble des courses. Mais les opportunités existent pour les autres pays venus s'affronter dans la chaleur humide de Cali. L'enthousiaste public colombien ne souhaite rien de plus que fêter un titre, qui serait le premier depuis celui d'Edwin Alcibiades vainqueur de la course aux points en 2011.

jm/mhc

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