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Kerry à Paris le 5 mars pour une réunion internationale sur le Liban

25/02/2014 06:05 EST | Actualisé 27/04/2014 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry assistera le 5 mars à Paris à une réunion du Groupe international de soutien au Liban, créé en 2013 pour aider ce pays à faire face au conflit en Syrie voisine, a affirmé mardi un diplomate américain.

Cette réunion avait été annoncée la semaine dernière par le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

"Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le président (libanais Michel) Sleimane ont lancé en septembre le Groupe international de soutien au Liban", a rappelé le directeur du bureau Proche-Orient au département d'Etat américain, Lawrence Silverman, devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

"Nous considérons ce groupe (...) comme un vecteur actif grâce auquel la communauté internationale peut apporter un soutien à la stabilité" du Liban, a expliqué le diplomate, annonçant que son "ministre Kerry assisterait à la prochaine réunion du Groupe à Paris la semaine prochaine", le 5 mars.

"Le Liban accueille plus de réfugiés syriens que n'importe quel autre pays de la région, près de 940.000 ou davantage. Il n'y a pas une seule communauté au Liban qui ne soit pas touchée par la crise des réfugiés", a dénoncé M. Silverman.

Il a rappelé que son pays "apportait sa part pour permettre au Liban de se soulager de ce fardeau, fournissant 340 millions de dollars d'assistance"."Nous exhortons les autres pays à remplir leurs promesses" d'aide, a-t-il plaidé.

Le Groupe international de soutien au Liban doit en principe offrir un appui financier, politique et sécuritaire à ce pays multiconfessionnel de 4 millions d'habitants, qui accueille désormais au moins 930.000 réfugiés syriens enregistrés auprès de l'ONU, et vraisemblablement plus.

Le conflit qui ravage la Syrie a profondément divisé le Liban, où les sunnites et une partie des chrétiens soutiennent la rébellion tandis que les chiites, en particulier le Hezbollah, et une autre partie des chrétiens, appuient M. Assad.

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