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Espagne: Rajoy revoit la croissance à la hausse, pas de "triomphalisme" en raison du chômage

25/02/2014 07:25 EST | Actualisé 27/04/2014 05:12 EDT

La croissance économique de l'Espagne sera de 1% en 2014 et de 1,5% en 2015, a affirmé mardi le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy optimiste pour l'avenir, reconnaissant toutefois que le chômage record du pays interdisait tout "triomphalisme".

"Je peux dire par avance que la croissance réelle prévue sera revue à la hausse, à 1% pour 2014 et à 1,5% pour 2015", a-t-il déclaré, à l'ouverture du débat annuel sur l'état de la Nation.

Pour l'heure, la prévision officielle de hausse du PIB pour 2014 est de 0,7%.

Pour lui, l'Espagne est passée de "poids pour l'Europe à moteur" de l'Union européenne, citant l'amélioration des indicateurs économiques dont "un record historique en matière d'exportations et de tourisme".

Les taux d'intérêt qui avaient atteint en 2012 des records et avaient poussé l'Espagne au bord du sauvetage économique européen, sont redescendus à des niveaux très bas, a-t-il également souligné.

"La possibilité d'un sauvetage, l'abandon de l'euro, l'absence de confiance sont des mots qui n'ont plus de sens", a poursuivi Mariano Rajoy.

Il a de nouveau assuré qu'il y aurait en 2014 "une création d'emplois" dans le pays. Toutefois, a-t-il reconnu, "le triomphalisme et l'autocomplaisance ne sont pas de mise" avec un taux de chômage de plus de 26% et qui touche plus d'un jeune sur deux.

Car "je ne me considèrerai pas comme satisfait tant que le pire visage de la crise qu'est le chômage ne commence pas à diminuer fortement", a-t-il affirmé.

Après une année 2012 marquée par de vives tensions sur les marchés, la quatrième économie de la zone euro bénéficie depuis des mois d'une accalmie, les investisseurs ayant notamment été rassurés par l'aide européenne de 41,3 milliards d'euros à ses banques et le soutien de la Banque centrale européenne qui s'est engagée à racheter de la dette des pays de la zone euro en difficulté.

L'Espagne est en outre sortie de deux ans de récession au troisième trimestre. Signe d'une amélioration, l'agence Moody's a relevé, le 21 février, d'un cran la note du pays à Baa2.

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