NOUVELLES

Centrafrique: le Premier ministre français admet des "difficultés considérables" malgré des "progrès"

25/02/2014 11:34 EST | Actualisé 27/04/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a admis mardi lors du débat au Parlement sur la prolongation de l'opération militaire en Centrafrique que les "difficultés" restaient "considérables" dans ce pays, malgré des "réels progrès" depuis le début de l'intervention française.

Le Premier ministre a ouvert mardi le débat qui sera suivi d'un vote.

"Les difficultés sont considérables" en Centrafrique et la France, a assuré M. Ayrault, "ne les sous-estime pas et ne cherche pas à les minimiser".

"Nos efforts ont commencé à porter leurs fruits. L'embrasement généralisé qui menaçait a été évité", a cependant salué M. Ayrault. Selon lui, "les premiers progrès sont réels et une perspective se dessine, dans tous les domaines".

"Des élections doivent être organisées d'ici février 2015 et des étapes importantes ont été franchies : le code électoral a été adopté et l'autorité électorale est en place", a-t-il rappelé. "Il y a urgence à ce que la communauté internationale mette les moyens nécessaires au respect de ce calendrier", a-t-il fait valoir.

Pour assurer la sécurité du pays, "une opération de maintien de la paix sous Casque bleu nous paraît seule à même de répondre aux besoins de la Centrafrique", a expliqué le chef du gouvernement. "La Misca (force africaine en Centrafrique) effectue un travail indispensable, qui doit être conforté dans la durée", a-t-il poursuivi.

Il a indiqué que Paris souhaitait que le Conseil de sécurité des Nations unies examine "début mars" le "rapport" que doit présenter dans les prochains jours le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, sur une opération de maintien de la paix.

Quand les Casques bleus seront déployés en Centrafrique, "la France pourra réduire son effort et maintenir une présence en appui à l'opération des Nations unies", selon M. Ayrault. "Mais elle n'a pas vocation à se substituer aux forces internationales, auxquelles il incombe d'assurer, dans la durée, la sécurisation de la Centrafrique", a-t-il prévenu.

Tous les groupes parlementaires voteront mardi à l'Assemblée et au Sénat en faveur de la prolongation de l'opération Sangaris en Centrafrique, y compris ceux qui étaient les plus critiques sur l'intervention française comme le Front de gauche, a-t-on appris auprès de leurs responsables.

mat/rh/blb/jmc

PLUS:hp