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Vitamine E et bêtacarotène ne protègent pas du cancer ou des maladies cardiaques

24/02/2014 06:00 EST | Actualisé 26/04/2014 05:12 EDT

Prendre de la vitamine E ou du bêtacarotène ne protège pas du cancer ou des maladies cardiaques, a estimé un groupe de travail américain dans un rapport actualisé publié lundi.

Ce groupe de travail des services américains de prévention a actualisé un rapport de 2003 en y ajoutant la vitamine E et le bêtacarotène, des compléments qui se sont déjà avérés inefficaces contre ces deux maladies, les plus mortelles aux Etats-Unis.

Leurs conclusions se basent sur plusieurs études scientifiques selon lesquelles la vitamine E et le bêtacarotène n'aident pas, voire, dans le cas du bêtacarotène, font plus de mal que de bien.

"Il n'y a pas d'avantage à prendre de la vitamine E tandis que le bêtacarotène peut être nocif car il augmente le risque de cancer du poumon chez les gens à risque", a résumé le co-président du groupe de travail, Michael LeFevre.

"Les maladies cardiovasculaires et le cancer ont un impact important en terme de santé aux Etats-Unis et nous cherchons tous des moyens de prévenir ces maladies", a affirmé la présidente du groupe de travail, Virginia Moyer.

"Mais nous avons trouvé qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves pour déterminer si prendre des substances nutritives, seules ou combinées, aidait à prévenir les maladies cardiovasculaires ou le cancer", a-t-elle ajouté.

En dépit d'avertissements réguliers sur les effets non prouvés des vitamines, beaucoup de gens continuent à en prendre. Environ la moitié des Américains adultes ont pris au moins un complément vitaminé de 2007 à 2010.

Il est parfois conseillé aux femmes enceintes de prendre des vitamines qui contiennent de l'acide folique ou bien aux personnes âgés sujettes aux chutes de prendre de la vitamine D pour renforcer leurs os.

Au lieu de prendre ces compléments, le groupe de travail suggère de simplement manger équilibré, avec des fruits, des légumes, des céréales complètes, des produits laitiers pas trop gras, et du poisson.

Les recommandations de ce groupe de travail, constitué d'experts médicaux, sont publiées dans l'édition du 24 février des Annales de médecine interne.

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