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Venezuela : manifestants et policiers jouent au chat et à la souris à Caracas

24/02/2014 10:13 EST | Actualisé 26/04/2014 05:12 EDT

Des avenues et des rues étaient coupées dans l'est de Caracas aux petites heures du jour lundi par des goupes de protestataires se déplaçant rapidement pour bloquer d'autres axes à l'apparition des forces de l'ordre.

Une journaliste de l'AFP a observé ce jeu du chat et de la souris dans le quartier de Trinidad, où un groupe érigeant une barricade filait en dresser une nouvelle à proximité alors que les forces de l'ordre démontaient la première.

"Nous n'avons plus peur", lisait-on sur la pancarte d'un manifestant, près de l'autoroute reliant le centre de Caracas et sa périphérie est, où se trouvent les quartiers huppés.

"Résistance oui, plage non", clamait une autre, en allusion aux jours de congés à venir, à l'occasion des festivités du Carnaval.

A courte distance, des unités anti-émeute de la police démontaient sans incident une autre barricade improvisée sur l'autoroute.

Le Venezuela est secoué depuis début février par une mobilisation étudiante contre l'insécurité et la vie chère, soutenue par l'opposition, ayant parfois dégénéré en violences en marge de manifestations le plus souvent pacifiques.

Le bilan officiel de ces trois semaines de troubles s'établit à 10 morts, dont six par balles.

En réponse, le président socialiste Nicolas Maduro a convoqué les gouverneurs du pays lundi avant une conférence nationale "pour la paix" mercredi, en présence de "tous les courants sociaux, politiques, corporatistes, religieux" du pays.

Dimanche, des appels lancés sur les réseaux sociaux invitaient à protester le matin et éviter incidents et débordements.

Dans le secteur aisé de Palos Grandes, une habitante réveillait ses voisins en circulant dans la rue en frappant une casserole, criant "Venez protester dans la rue", a constaté une autre journaliste de l'AFP.

Dans le même temps, à Valencia (nord), troisième ville du pays où des incidents avaient eu lieu ces derniers jours, des heurts opposaient à l'aube des manifestants ayant bloqué les accès à la ville et des membres de la Garde nationale.

Selon des témoignages rapportés par le journal local, des forces anti-émeutes ont dispersé avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc un groupe bloquant une avenue, sans faire état de blessés

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