NOUVELLES

Une semaine de bouleversements en Ukraine

24/02/2014 10:42 EST | Actualisé 26/04/2014 05:12 EDT

Principaux événements de la dernière semaine en Ukraine où les nouvelles autorités ont lancé lundi un mandat d'arrêt pour "meurtres de masse" contre le président déchu Viktor Ianoukovitch.

- MARDI 18 FEVRIER

- Un défilé de 20.000 manifestants dégénère en affrontements avec les forces de l'ordre près du Parlement où doit être débattue une réforme constitutionnelle.

- Les forces antiémeutes Berkout lancent l'assaut pour évacuer les milliers de contestataires sur le Maïdan, place de l'Indépendance occupée depuis trois mois.

- MERCREDI 19

- Après une nuit de violences, plusieurs pays européens réclament des sanctions contre les responsables de la répression.

- JEUDI 20

- Des centaines de manifestants radicaux reprennent le contrôle du Maïdan. Les forces de l'ordre ripostent tirant des balles réelles. Le bilan des violences des deux derniers jours est de plus de 80 morts.

- A Bruxelles, accord de l'UE sur des sanctions ciblées, interdictions de visas et gels d'avoirs, contre les responsables de la répression.

VENDREDI 21

- Le président Ianoukovitch et les responsables de l'opposition signent, en présence des médiateurs européens, un accord de sortie de crise avec notamment une élection présidentielle anticipée, la formation d'un gouvernement de coalition et une réforme constitutionnelle.

SAMEDI 22

- Le Parlement vote la "libération immédiate" de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko.

- Le président Ianoukovitch dénonce un "coup d'Etat".

- Les députés fixent au 25 mai la date d'une présidentielle anticipée, destituant de facto le Président.

- Dans la soirée, Ioulia Timochenko, en fauteuil roulant, ovationnée par une foule de 50.000 personnes sur le Maïdan, salue, les larmes aux yeux, "les héros de l'Ukraine".

DIMANCHE 23

- Le président du Parlement Olexandre Tourtchinov est élu chef de l'Etat par intérim. Les députés se donnent jusqu'à mardi pour former un gouvernement d'Union nationale.

- Le Parti des régions de Ianoukovitch lâche le président déchu, le jugeant "responsable des événements tragiques".

- Les Etats-Unis, la France, l'Allemagne et la Russie appellent au respect de l'unité territoriale du pays.

- Ioulia Timochenko déclare ne pas être intéressée par le poste de Premier ministre.

- Moscou rappelle son ambassadeur en Ukraine pour consultations "en raison de l'escalade de la situation".

LUNDI 24

- Le nouveau pouvoir lance un mandat d'arrêt pour "meurtres de masse" contre Viktor Ianoukovitch.

- Le ministre des Finances par intérim Iouri Kolobov annonce que l'Ukraine aura besoin de "35 milliards de dollars en 2014-2015" et réclame l'organisation d'une conférence internationale de donateurs.

- Pour le Premier ministre russe Dmitri Medvedev la légitimité des organes du pouvoir en Ukraine suscitent de "sérieux doutes". Il fustige l'attitude des Occidentaux.

- Arrivée à Kiev de la haute représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.

- La Russie dénonce la tendance "dictatoriale et les méthode terroristes" en Ukraine ainsi que des mesures anti-russes (suppression du russe comme 2e langue officielle dans certaines régions) prises par le nouveau pouvoir qui lèsent, selon elle, les droits de la communauté russe dans le pays.

fm-kd/gg

PLUS:hp