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Syrie: distribution d'aide dans des localités près de Damas

24/02/2014 10:36 EST | Actualisé 26/04/2014 05:12 EDT

Le Croissant rouge syrien a annoncé lundi avoir distribué en quatre jours plus de 6.600 rations alimentaires dans trois localités au sud de Damas où des trêves sont en vigueur mais qui restent sous un siège partiel.

Il s'agit des localités de Beit Sahem, Babbila et Yalda, trois bastions de la rébellion dans la province de Damas, où plusieurs cessez-le-feu ont été conclus entre bélligérants après plus d'un an et demi de combats et bombardements acharnés.

Des équipes du Croissant rouge y ont distribué depuis jeudi 6.650 rations alimentaires, a annoncé l'organisation.

En outre, 460 habitants ont reçu des soins et des médicaments dans ces zones, tandis que 1.700 autres personnes malades ont pu sortir de ces localités.

L'organisation a mis en ligne sur sa page Facebook des photos montrant des dizaines d'hommes et de femmes rassemblés pour s'inscrire auprès des volontaires du Croissant rouge.

On voit également des hommes âgés, des adolescents et des enfants transportant, l'air ravi, des caisses frappées de l'emblème de l'organisation et de la Croix-Rouge, dans leurs bras ou sur leurs bicyclettes.

L'opération, effectuée avec le soutien du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et du Programme alimentaire mondial (PAM), a profité à quelque 5.450 familles sur les 12.000 enregistrées pour recevoir des aides.

Les trêves permettent notamment l'entrée de nourriture dans ces localités frappées par la disette, selon les deux camps.

Mais selon les militants et des ONG, le siège imposé par l'armée n'a pas été totalement levé.

"Ce sont comme des prisons à ciel ouvert", affirme à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "La levée du siège implique une liberté de mouvement, ce qui n'est pas le cas", dit-il.

Dans une autre localité, Mouadamiyat al-Cham, où une trêve est en vigueur depuis décembre, des militants ont dénoncé également des restrictions.

Selon Abou Malek, un militant anti-gouvernemental local, la situation s'est améliorée au niveau alimentaire, mais le régime empêche la localité de s'auto-suffire.

"Nous recevons 1.000 paquets de pain par jour. Mais on ne peut pas faire entrer du blé et ainsi ouvrir des boulangeries", a-t-il dit.

Les accords de trêve concernent à Damas les quartiers de Barzé et le camp palestinien de Yarmouk, et, dans la proche banlieue, Qoudsaya (nord-est), Mouadamiyat al-Cham (sud-ouest), Beit Sahem, Yalda et Babbila (sud), où les rebelles sont présents avec leurs armes légères.

Une résolution non contraignante a été adoptée samedi par le Conseil de sécurité et qui appelle les belligérants à lever les sièges des zones peuplées, à cesser les attaques contre les civils et à autoriser sans délai un accès humanitaire sans entrave.

Le régime de Damas s'est dit prêt dimanche à coopérer, à condition que soit respectée sa "souveraineté nationale".

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