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La réforme économique du Vatican, une "tâche immense" selon son nouvel argentier

24/02/2014 10:40 EST | Actualisé 26/04/2014 05:12 EDT

Le cardinal australien, George Pell, nommé par le pape à la tête d'un puissant ministère de l'Economie dans le cadre de la réforme de la Curie, a évoqué mardi la "tâche immense" qui l'attend.

L'administration du Saint-Siège a connu de nombreux problèmes et scandales, en raison du flou ou de l'opacité de ses rouages, de la dispersion de ses responsables, des privilèges vieillots, de la faiblesse des contrôles, des méthodes bureaucratiques.

La réforme de la Curie a été adoptée sur recommandations d'une commission d'enquête instituée après les fuites de documents secrets "Vatileaks" en 2012.

"Cette enquête a mis en lumière les nombreuses améliorations que peuvent apporter la planification et la vérification financière ainsi qu'une meilleure gouvernance", a déclaré dans un communiqué George Pell, 72 ans, que François avait choisi en mai dans son "G8" de conseillers cardinaux.

"J'ai toujours estimé que l'Eglise devait être conseillée par des experts dans ce domaine", a-t-il ajouté.

Outre ses huit cardinaux ou évêques de diverses nationalités, le nouveau "Conseil pour l'économie" sera composé de sept experts laïcs "de professionnalité reconnue". Le Vatican a annoncé le recours à divers cabinets d'audit principalement américains: KPMG, Ernst&Young, Promontory, McKinsey, PWC (PricewaterhouseCoopers).

"C'est une tâche immense et il est important que nous mettions en oeuvre dès que possible les changements recommandés", a indiqué le cardinal Pell.

Le nouveau dicastère (ministère) de l'Economie a été créé par "motu proprio", document du pape lui-même. Il s'agit de sa première décision d'ampleur dans le cadre de la grande réforme de la Curie, promise dès son élection.

Ce "secrétariat à l'Economie" aura autorité sur toutes les activités économiques et administratives à l'intérieur du Saint-Siège et de l'Etat du Vatican. Il préparera le budget et la planification financière.

François accélère ainsi fortement une réforme souhaitée par Benoît XVI, mais jamais mise énergiquement en oeuvre.

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