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Irak: un gouverneur sort indemne d'un attentat, 19 morts dans les violences

24/02/2014 10:17 EST | Actualisé 26/04/2014 05:12 EDT

Le gouverneur de la province de Ninive, Atheel al-Noujaïfi, frère du président du Parlement irakien, a survécu lundi à la troisième attaque le visant ce mois-ci, alors que 19 personnes ont péri dans de nouvelles violences à travers le pays.

Deux bombes placées sur le bord de la route ont explosé à proximité du convoi du gouverneur à Mossoul, chef lieu de Ninive (nord), blessant deux conseillers provinciaux sans atteindre le gouverneur, ont indiqué un officier de police et un employé de l'hôpital.

Il s'agit de la sixième tentative d'assassinat visant Atheel al-Noujaïfi en moins d'un an, signe que même les dirigeants les plus haut placés de cette province du nord de l'Irak - l'une des plus dangereuses du pays -- sont susceptibles d'être pris pour cible.

L'Irak traverse sa pire flambée de violence depuis cinq ans, et les autorités ne parviennent pas à mettre un terme aux attaques quotidiennes visant civils comme forces de l'ordre.

M. Noujaïfi, qui est le frère du président du Parlement Oussama al-Noujaïfi, effectue son deuxième mandat en tant que gouverneur de Ninive, une province où les insurgés sunnites sont très implantés et mènent des attentats presque chaque jour. Les insurgés sont également soupçonnés d'y extorquer de l'argent auprès des entrepreneurs locaux, finançant ainsi leurs activités en Irak et en Syrie voisine.

Des attentats ont tué trois civils et deux officiers de l'armée lundi à Ninive, où 11 insurgés ont été tués lors d'un assaut contre une position de l'armée.

A Bagdad, des inconnus ont tué par balles une femme à proximité de son domicile et au nord de la capitale, une autre personne a été tuée à Taji par une bombe magnétique placée sur un véhicule.

A Ramadi, ville située à 100 km à l'ouest de Bagdad dont certaines zones sont contrôlées par des insurgés depuis début janvier, un policier a été tué par des obus qui ont blessé trois autres personnes.

Des combattants anti-gouvernementaux contrôlent également la ville de Fallouja, entre Ramadi et Bagdad.

Les violences en Irak ont renoué depuis un an avec leur niveau de 2008, alimentées par un mécontentement de la minorité sunnite et la guerre civile en Syrie voisine. Plus de 1.600 personnes ont été tuées depuis le début de l'année selon un décompte effectué par l'AFP à partir de chiffres fournis par les services médicaux ou de sécurité.

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