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Venezuela : le chef de l'opposition doit rencontrer le président Maduro

23/02/2014 09:31 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT

La rencontre prévue ce lundi entre le chef de l'opposition vénézuélienne Henrique Capriles et le président Nicolas Maduro pourrait contribuer à l'apaisement après près de deux semaines de violentes manifestations antigouvernementales, au cours desquelles huit personnes ont trouvé la mort.

Henrique Capriles, qui est gouverneur de l'État de Miranda, doit rencontrer Maduro lors d'une réunion régulière des gouverneurs et des maires, qui donnera probablement à l'opposition une occasion de présenter ses doléances au chef de l'État.

« Le dialogue, ce n'est pas écouter ce que le gouvernement veut dire, c'est faire en sorte que la voix des manifestants soit entendue », écrivait dimanche Henrique Capriles dans son billet hebdomadaire.

Nicolas Maduro a qualifié les manifestations d'actes de terrorisme commis par des « fascistes » cherchant à ourdir un coup de force comparable à celui qui avait fait chuter pendant quelques jours son prédécesseur socialiste, Hugo Chavez, en 2002.

Il s'est déclaré néanmoins désireux de rencontrer Henrique Capriles. « Bienvenue [à la réunion], gouverneur. Nous en profiterons pour parler », a déclaré samedi Nicolas Maduro, 51 ans, lors d'un rassemblement de ses partisans. 

Les autorités ont remis en liberté la quasi-totalité des quelque 100 étudiants arrêtés lors des troubles des derniers jours. Ce point-là était une exigence primordiale de
l'opposition.

Le président Maduro a accusé un général proche de l'opposition, Angel Vivas, d'encourager les manifestants à tendre des câbles en travers des rues et de les avoir formés à cela. Il a également ordonné samedi son arrestation, en liaison avec la mort d'un jeune homme circulant à moto qui s'est tué contre un de ces câbles.

Les manifestants de l'opposition ont entouré la résidence du général Vivas dimanche dans le quartier chic de Prados del Este à Caracas, en réponse aux rumeurs selon lesquelles des soldats étaient en route pour l'arrêter. Les manifestants ont érigé des barricades et mis le feu à des détritus pour bloquer les accès à sa résidence.

« Nous devons demeurer en état de résistance, parce que nous nous opposons à une invasion étrangère. Nous sommes envahis par le maudit État cubain », a lancé Vivas à ses partisans dimanche.

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