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Une caravane électorale cible de coups de feu en Colombie

23/02/2014 03:01 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT

Une caravane électorale d'une candidate de gauche à la présidentielle en Colombie a été la cible de coups de feu dans l'est du pays, après avoir reçu des menaces de mort, a annoncé à l'AFP son équipe de campagne.

Des inconnus ont ouvert le feu sans faire de blessé sur la dernière voiture de cette caravane aux couleurs de l'Union patriotique (UP), a indiqué Catalina Rojas, membre du service de presse du parti.

"Un autre véhicule a reçu des impacts de balle, et les gardes du corps ont répliqué avec leur arme", a indiqué Andres Villzamizar, responsable des services publics de protection.

Aida Avella, qui défend les couleurs de l'UP à la présidentielle, se rendait dans une voiture blindée à un meeting, en compagnie de Carlos Lozano, candidat au Sénat, dans la province d'Aurauca.

De nombreux groupes illégaux, acteurs d'un conflit armé de près d'un demi-siècle, opèrent dans cette région frontalière avec le Venezuela.

"Face à l'agression dans l'Arauca, nous réclamons le droit de vivre et d'être une alternative pour le pouvoir. Sans garantie, il n'y aura pas de paix", a réagi Mme Avella, dans un message posté sur son compte Twitter.

Les élections législatives sont prévues le 9 mars en Colombie. Elle seront suivies de la présidentielle dont le premier tour se déroulera le 25 mai.

Début février, plusieurs dirigeants de gauche, dont Mme Avella ou encore le maire de gauche de Bogota, Gustavo Petro, ont reçu des menaces de morts, signées par une bande criminelle, composée en partie d'anciens paramilitaires d'extrême droite.

A la suite de ces menaces, le président Santos, qui a ouvert des négociations de paix avec la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), la principale rébellion du pays, avait demandé des mesures de protection spéciales.

Créée durant une première tentative de dialogue avec les Farc dans les années 80, l'UP a essuyé une vague de violence de la part des milices, dissoutes depuis 2006. Entre 3.000 et 5.000 sympathisants ou élus avaient été assassinés. Mme Avilla a elle-même vécu en exil durant 17 ans après un attentat.

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