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Les défilés de retour à Paris, Ghesquière chez Vuitton à la Une

23/02/2014 04:10 EST | Actualisé 24/04/2014 05:12 EDT

Le printemps n'est pas encore arrivé mais la mode s'intéresse déjà à l'automne et l'hiver prochains. Les défilés, qui démarrent mardi à Paris, donneront les principales tendances en attendant le "grand événement": la première collection de Nicolas Ghesquière chez Louis Vuitton.

Les défilés ont commencé à New York début février, se sont poursuivis à Londres, puis à Milan. Et pour clore la saison, stylistes, acheteurs, journalistes, photographes et mannequins arrivent à Paris pour prendre part à la centaine de shows inscrits dans le calendrier de la Fédération de la couture.

Mais il faudra patienter jusqu'au tout dernier jour de la fashion week, le 5 mars, pour le défilé Vuitton. En octobre, après seize années passées à réinventer avec succès le malletier français, l'Américain Marc Jacobs avait tiré sa révérence. Il a été remplacé par l'avant-gardiste Nicolas Ghesquière, qui a redonné vie à la maison Balenciaga.

"C'est le grand événement" de ces défilés, confirme Serge Carreira, spécialiste du luxe. "C'est d'abord le retour d'un très grand talent sur les podiums: Nicolas Ghesquière marquait chaque saison avec des idées avant-gardistes, qui faisaient avancer la mode". On ne l'a plus revu depuis qu'il a quitté Balenciaga à l'automne 2012, après quinze ans de collaboration.

La question est: "Comment Nicolas Ghesquière va interpréter le nom de Vuitton et donc quel sera le nouveau visage" de la première marque de luxe au monde?, interroge Serge Carreira. "A priori, on s'attend à quelque chose de plus radical, avant-gardiste, mais il peut aussi surprendre, être là où on ne l'attend pas".

Il y aura d'autres premières au cours de cette semaine de la mode, qui compte neuf jours de défilés. La créatrice française d'origine chinoise Yiqing Yin, dont le travail poétique se situe entre mode et art, présentera sa première collection chez Léonard, marque connue pour ses imprimés faits main. Elle promet "quelque chose de très différent".

- Paris, 'scène internationale' -

Changement également chez Rochas: Marco Zanini, parti chez Elsa Schiaparelli, a été remplacé par Alessandro Dell'Acqua, qui défilera mercredi, au 2ème jour des collections.

Des créateurs de plus de vingt nationalités, qui font de Paris "une scène internationale" selon l'expression de Serge Carreira, vont donner leur vision de l'automne-hiver. Grâce à ce foisonnement, Paris reste "le lieu principal de la tendance".

Sera-t-elle toujours au minimalisme, à l'épure, comme lors des précédentes saisons? Le grunge a-t-il dit son dernier mot? Et retrouverons-nous cette mode inspirée de l'art, comme chez Chanel, Céline, Prada en octobre dernier?

A New York et Londres, on a vu beaucoup de fourrure retravaillée et colorée, de grands pulls en maille confortable, et aussi des bottes. L'écossais était également très présent. Le vestiaire féminin a beaucoup emprunté à l'homme. Autant de tendances à suivre.

A défaut d'invitations aux défilés, le grand public aura accès en temps réel aux shows grâce aux réseaux sociaux.

Et pourquoi ne pas profiter des expositions inaugurées pendant la fashion week? Le Palais Galliera, musée de la mode de la ville de Paris, présentera à partir du 1er mars l'exposition "Papier glacé, un siècle de photographie de mode chez Condé Nast". Cent cinquante tirages, pour beaucoup publiés dans Vogue, des plus grands photographes de mode de 1918 à nos jours.

Le musée parisien des Arts Décoratifs consacre lui une exposition au Belge Dries Van Noten. Elle présente ses multiples sources d'inspiration et confronte les collections de mode féminine et masculine de ce créateur qui manie à merveille poésie et raffinement.

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