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GB: premier conseil des ministres de l'ère Cameron en Écosse pour parler énergie

23/02/2014 10:29 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre britannique, David Cameron, déplace lundi, pour la première fois de son mandat, le conseil des ministres en Écosse et compte signifier l'importance pour l'industrie pétrolière du maintien de l'Écosse dans le Royaume-Uni, à sept mois du référendum d'autodétermination.

"Je vais emmener le conseil des ministres en Écosse où nous allons exposer la manière dont le gouvernement britannique peut maximiser, pour les décennies à venir, les profits pour l'économie britannique du pétrole et du gaz de la mer du Nord", a indiqué dimanche le Premier ministre dans un communiqué.

Cela "donnera un coup de pouce vital aux collectivités locales et aux familles à travers l'Écosse".

"Pendant les 300 dernières années, la Grande-Bretagne a montré la voie en matière de recherche de nouvelles sources d'énergie. C'est la force de l'économie diversifiée du Royaume-Uni qui peut faire la différence et garantir que nous puissions investir sur le long terme dans notre énergie", a-t-il dit.

Il s'est engagé à continuer d'utiliser la puissance économique du Royaume-Uni pour "investir dans cette industrie vitale afin d'attirer des entreprises, de créer des emplois, de développer de nouvelles compétences chez nos jeunes et de garantir notre compétitivité dans la course mondiale".

Le conseil des ministres se réunira, pour la première fois depuis 2009, dans le nord-est de l'Écosse, à Aberdeen qui héberge l'essentiel de l'industrie pétrolière.

Cette décision symbolique intervient après les déclarations, début février, de Bob Dudley, le patron du géant pétrolier BP, qui avait souligné les "grandes incertitudes" et les "coûts" que pourrait représenter pour son groupe une éventuelle indépendance de l'Écosse.

Une indépendance qui reste loin d'être acquise. Les sondages montrent que seul un tiers des électeurs écossais y est favorable.

Un sondage publié dimanche et effectué auprès de 1.004 Cossais entre lundi et vendredi dernier a montré que 37% d'entre eux comptaient voter en faveur de l'indépendance contre 49% prêts à voter "non" au référendum.

Un autre sondage effectué au Royaume-Uni auprès de 2.060 personnes et publié dans le Sunday Express a montré que 62% d'entre eux souhaitaient que l'unité du pays soit préservée contre 38% qui étaient en faveur de l'indépendance écossaise.

Au total 58% des sondés estimaient que l'ensemble des Britanniques devraient être consultés et 54% que le Royaume-Uni ne devait pas partager la livre sterling avec une Écosse indépendante.

Londres cherche à démontrer aux Écossais qu'ils ont tout intérêt à rester dans l'union tout en continuant à bénéficier d'une assez large autonomie en matière intérieure, avec depuis 1997 un Parlement et un gouvernement régionaux.

Ces dernières semaines, le ministre britannique de l'Économie, George Osborne, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont respectivement affirmé que l'Écosse indépendante ne pourrait pas conserver la livre sterling et aurait de sérieuses difficultés à intégrer l'Union européenne.

Des propos rejetés en bloc par le Premier ministre indépendantiste écossais, Alex Salmond, qui tiendra également lundi un conseil des ministres à Portlethen, à 10 km d'Aberdeen.

Une victoire du oui au référendum historique d'autodétermination du 18 septembre signerait l'éclatement du Royaume-Uni actuel composé de l'Angleterre, du Pays de Galles, de l'Écosse et de l'Irlande du nord.

mc/ai

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