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Congrès du PLC : la résolution sur l'aide médicale à mourir adoptée

23/02/2014 09:28 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT

Pour cette dernière journée du congrès biennal du Parti libéral du Canada (PLC), les quelque 3000 délégués réunis à Montréal ont voté sans vraiment débattre sur les 32 résolutions qu'ils espèrent voir s'inscrire dans le programme électoral de leur parti. 

La résolution qui a le plus fait jaser est celle concernant la décriminalisation de l'aide médicale à mourir. Six délégués sont intervenus pendant une minute chacun afin de résumer les arguments qu'on entend d'un bout à l'autre du pays dans ce débat. L'importance d'autoriser les malades à faire un choix, la réticence des médecins ou encore l'amélioration des soins de fin de vie ont tour à tour été évoqués par les participants.

La résolution a été adoptée sans grande difficulté.

Il s'agit d'ailleurs de l'une des rares questions dont le chef du PLC, Justin Trudeau, a fait mention samedi dans son discours. Il y avait souligné l'importance du débat, ajoutant que cette réflexion des délégués libéraux est pour le bien de tous les Canadiens.

Des stratégies nationales comme résolutions

Les délégués du PLC souhaitent par ailleurs une stratégie nationale des transports, qui viserait éventuellement à investir un minimum du PIB dans les infrastructures.

Une stratégie énergétique nationale, qui ferait évoluer la production d'énergie vers un système moins dépendant du carbone, un cadre national en matière de santé mentale et un plan d'action contre la maladie d'Alzheimer ont aussi été adoptés. 

Les résolutions à saveur économique n'ont pas été oubliées: une sur le logement abordable, une autre encore qui réclame un revenu annuel de base, une amélioration du système de pensions et un programme universel d'éducation et d'accueil de la petite enfance.

Les libéraux fédéraux s'engagent par ailleurs à relancer un processus multipartite pour réformer les modes de scrutin immédiatement après les prochaines élections. Ils ont adopté une résolution d'urgence qui condamne le projet de loi C-23 du gouvernement Harper, qui réforme la loi électorale.

Dans son discours samedi, Justin Trudeau a aussi déclaré vouloir faire de la classe moyenne sa priorité s'il est élu premier ministre du Canada en 2015, promettant de ne pas augmenter les impôts pour cette classe moyenne. Le premier ministre canadien, Stephen Harper, tout comme son homologue québécoise, Pauline Marois, ont été la cible d'attaques de sa part. 

Le chef du PLC a décidé de ne pas s'adresser aux médias durant la journée, ce qui signifie qu'il faudra attendre avant de savoir quelles résolutions il compte mettre de l'avant dans son programme électoral. 

Avec les informations de Manon Globensky

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