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Quadruple meurtre en France: l'ex-policier mis en examen pour trafic d'armes

22/02/2014 09:40 EST | Actualisé 24/04/2014 05:12 EDT

L'ancien policier municipal interpellé et gardé à vue cette semaine dans le cadre du quadruple meurtre de Chevaline (France), avant d'être mis hors de cause, a été mis en examen samedi pour trafic d'armes en bande organisée, selon le parquet.

"Il a été mis en examen dans le cadre du trafic d'armes révélé pour commerce, acquisition, cession, détention d'armes", a précisé dans un communiqué Eric Maillaud, le procureur d'Annecy.

"Il a été placé sous contrôle judiciaire avec des interdictions classiques de sortie du territoire, détention d'armes et contacts avec d'autres protagonistes du dossier. Il a été libéré en fin de matinée", a ajouté le magistrat.

M. Maillaud a rappelé qu'"aucune charge n'avait été retenue" contre lui dans le cadre de la mystérieuse tuerie de Chevaline, dans les Alpes françaises, qui avait fait quatre victimes le 5 septembre 2012: un ingénieur britannique d'origine irakienne, sa femme, sa belle-mère et un cycliste français.

L'homme âgé de 48 ans encourt des peines de 5 à 10 ans d'emprisonnement.

A sa mise en examen s'ajoute celle de son complice présumé pour les mêmes chefs d'accusation et pour "détention d'explosifs". "Il a été placé en détention provisoire en tout début d'après-midi", a précisé Eric Maillaud à son sujet.

L'ancien policier municipal de Menthon-Saint-Bernard, collectionneur d'armes de la Seconde Guerre mondiale, avait été interpellé mardi après la diffusion du portrait robot d'un homme recherché dans l'enquête sur la tuerie de Chevaline.

Les auditions et les perquisitions menées depuis son interpellation n'avaient pas permis d'établir un lien entre cet homme et le meurtre par balles de Saad al-Hilli, 50 ans, sa femme de 47 ans, sa belle-mère de 74 ans, et de Sylvain Mollier, 45 ans.

Ces dernières avaient en revanche permis de mettre au jour l'existence d'un trafic d'armes pour lequel l'un des amis de l'ex-policier avait également été interpellé mardi.

Les gendarmes avaient découvert chez l'ancien policier et chez ses beaux-parents une quarantaine d'armes, des grenades, un obus, ainsi qu'un très grand nombre de munitions, d'explosifs, de détonateurs chez son ami.

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